Toulouse : en 18 heures la Garonne est montée de 2 m

LA GARONNE EST EN ALERTE ORANGE, A TOULOUSE, LE PIC DE CRUE ATTEINT LES 3 M SOUS LE PONT NEUF
Toulouse_pont_neuf

Toulouse_inondation_31-05-2013

500 personnes évacuées. Une centaine de Roms du chemin des étroits ont été relogés au gymnase Toulouse Lautrec. L’accès à l’île du Ramier est fermé. Ce qui signifie que le Casino Barrière est fermé, d’où l’annulation du spectacle de ce soir (I love Rock an pop). Le concert de Pascal Obispo est maintenu. Le TOEC est évacué. La piscine Nakache est fermée. Toutes les activités sportives de la soirée sont annulées. A la prairie des filtres, la manifestation les « 30 ans des ateliers musicaux » est annulée. Le fil vert (randonnée VTT) prévu ce week-end sur le domaine de Candie est annulé.

La Save et le Touch restent en alerte orange. Risques de crue ce soir en Haute-Garonne. La Garonne est montée à 4m08 à Portet-sur-Garonne. Sous le pont neuf la Garonne atteint presque les 3 mètres et le pic est prévu dans la nuit de vendredi à samedi.

Suivre la crue en direct au Pont Neuf avec Vigicrues

Relire notre article : Toulouse, allons nous vers la crue du siècle

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La FARN : force d’action rapide nucléaire

A la suite de l’accident nucléaire survenu le 11 mars 2011 au Japon, EDF a décidé de créer une force d’action rapide nucléaire : la FARN.

En octobre 2011, lors de l’exercice de crise nucléaire de Cruas, EDF avait testé pour la première fois certains aspects de cette force d’intervention, notamment ses principes d’organisation, ses moyens matériels et humains.

Un prochain exercice grandeur nature devrait à nouveau mesurer l’efficacité de ce dispositif

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Intempéries et inondations dans le Sud-Ouest : point de situation

Météo France a placé quatre départements en vigilance pluie/inondation l’Ariège, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées et un en alerte inondation, le Gers. Les alertes sont valables jusqu’à vendredi 16 heures.Compte tenu du niveau des nappes et des rivières, et de l’engorgement des sols, les débordements sont à redouter sur ces départements.

Vigilance_31mai2013

Le département du Gers était particulièrement touché cette nuit, nécessitant l’intervention d’ une centaine de pompiers le terrain avec vingt centres sont engagés. Au petit matin, une soixantaine d’interventions avaient été effectuées, principalement dans le secteur de L’Isle-Jourdain,  Aussi, dès ce matin, le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) mettait en place une cellule de crisegers_inondations

A Auch, la municipalité a déclenché son Plan communal de sauvegarde (PCS) pour les risques d’inondations à 7 h 30 ce matin. Une cellule de crise communale (CCM) composée d’Elus et de techniciens était alors activée dans le poste communal de crise (PCC) de la mairie pour surveiller l’évolution du Gers et de son lit. A 9 h, les berges du Gers ont été fermées et le  camping municipal mis pré-alerte évacuation. La mairie diffusait en parallèle des messages d’information préventive vers sa population en précisant à toutes les personnes proches des zones inondables d’être attentives à la montée des eaux, de mettre leurs biens en sécurité et d’écouter les informations données par les radios nationales, tout en étant prêtes à évacuer le cas échéant.

 Au Pays basque, la situation est tout aussi préoccupante. Là aussi, les précipitations sont soutenues depuis 72 heures, avec des cumuls entre 30 à 100 mm.  Des précipitations sont encore prévues jusqu’à demain, pouvant apporter des cumuls supplémentaires de l’ordre de 20 à 30 mm supplémentaires sur le nord-est du département et 30 à 40 mm sur le piémont, là où les cumuls les plus importants ont été enregistrés.

 Le niveau des cours d’eau (Nive, Nivelle, Adour, Saison, gave d’Oloron, gave de Pau) est très critique et des inondations sont à craindre, en particulier dans les zones habituellement inondées. En début de matinée, les services de surveillance des crues notaient une réaction à la hausse sur le gave d’Oloron et sur la partie médiane du gave de Pau, entre Nay et Orthez, avec une tendance encore à la hausse sur le secteur de Nay. La préfecture alertait sur des inondations importantes sont possibles.

 A Biarritz, la municipalité s’attend à un pic de crue avec l’effet cumulé de la marée haute qui se situera à 10h37 et à 23h04).

 Dans les Landes, l’Adour monte de plus d’un centimètre toutes les 15 minutes, et de nombreuses routes sont coupées. L’ensemble du département est placé en vigilance jaune concernant les crues.. La situation pourrait encore s’aggraver, compte tenu des quantités de pluie (100 mm) tombées sur le piémont pyrénéen et de l’engorgement en eau des terres qui n’absorbent plus rien . Le Lees notamment est sorti de son lit. C’est aussi le cas des luys et du Louts, affluents de la Midouze et de l’Adour. À Aire-sur-l’Adour, le fleuve est monté de 12 centimètres (de 2m01 à 2m13) entre 6 et 9 heures ce vendredi matin, soit un centimètre tous les quarts d’heure. Le même phénomène, qui s’accélère d’heure en heure (2m25 à 11 heures) est observé à Dax.landes_inondation

Dans les Hautes Pyrénées, il est tombé des trombes d’eau : pas moins de 40 mm en 1 heure. Ce qui représente la pluviométrie totale du mois de mai indique la station Météo France d’Ossun en soulignant que 35 mm en 24 heures, c’est déjà remarquable. L’événement a donc été d’une densité exceptionnelle. A Tarbes, noyée sous des trombes d’eau depuis jeudi 30 soir, un supermarché a été inondé et deux conductrices bloquées dans leur voiture sous le souterrain d’accès ont été sauvées de la noyade par l’agent de sécurité et le directeur du magasin.

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Suivre la situation de l’évolution des rivières sur le site Vigicrues

Bassin de l’Adour : http://www.vigicrues.gouv.fr/niv_spc.php?idspc=16

Bassin de la Garonne : http://www.vigicrues.gouv.fr/niv_spc.php?idspc=15

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L’explosion poudrerie de Bergerac dénonce l’impréparation de la municipalité face aux risques

Après l’explosion de la Poudrerie à Bergerac, qui a fait trois blessés, un premier constat, au delà de l’enquête administrative conduite par la Dreal*, dénonce l’impréparation de la municipalité. En effet, les obligations légales induites par la présence de plusieurs risques industriels et naturels sur le territoire de la commune ne sont toujours pas mises en œuvre. Ainsi, la ville de Bergerac n’a toujours pas finalisé son Dicrim ni son PSC comme en témoigne le reportage d’Antoine Tinel du journal Sud-Ouest.

Lire le reportage de la presse locale

Après l’accident de la Poudrerie, comment prévenir les dangers ?

L’explosion qui a eu lieu lundi en fin d’après-midi sur le site de la Poudrerie n’est pas sans rappeler un accident similaire survenu il y a un peu plus d’an et demi, au même endroit.

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Le 31 août 2011, en effet, deux explosions successives faisaient six blessés. Des ouvriers qui, déjà, travaillaient sur les locaux désaffectés de la société BNC. Là aussi, la présence de résidu de nitrocellulose semblait être la cause de l’accident. Plus près dans le temps, l’incendie qui a ravagé, en janvier, l’usine Bouchillou, s’inscrit dans cette liste d’événements qui peuvent survenir sur le territoire de la commune. Et potentiellement représenter un danger pour les Bergeracois.

Si les activités comportant des risques sont encadrées, ceux-ci doivent être connus de la population. Tout comme les mesures à prendre ou les attitudes à adopter, en cas de réalisation de ces fameux risques, doivent l’être également. Idem pour les catastrophes naturelles. Plusieurs documents existent à cet effet.

« Le danger existe »

« Une fois de plus, cet accident prouve qu’en matière de risque industriel, le danger existe », rappelle Lionel Frel, conseiller municipal et responsable du comité local d’Europe Écologie – Les Verts. Il poursuit : « La plus grande rigueur doit être apportée à la gestion de ce risque particulier. » Et l’élu, qui était en charge de ce dossier avant de se dessaisir de ses délégations municipales à cause d’un désaccord avec le maire, Dominique Rousseau, de pointer du doigt des manquements de la part de la municipalité : « EELV rappelle qu’un certain nombre d’obligations légales ne sont toujours pas mises en œuvre en matière de gestion des risques industriels. » Lionel Frel fait ici référence au Dicrim, le document d’information communal sur les risques majeurs, destiné à informer les habitants en cas de catastrophe naturelle comme, ici, une crue exceptionnelle de la Dordogne.

Ou encore un accident industriel. « Le Dicrim n’a toujours pas été publié », regrette Lionel Frel, qui précise que, « pourtant, le document est prêt ». Ce que confirme la mairie, par la voix de David Bonin, directeur de cabinet : « Il est rédigé, dit-il. Il faut désormais le diffuser aux établissements qui doivent en être destinataires. » Ces établissements, publics ou privés, sont ceux qui accueillent du public, mais aussi les entreprises de plus de 50 salariés. Au total, près de 450 structures. Le document devra également être tenu à la disposition des habitants. Le retard serait dû aux aléas des effectifs des services concernés.

Les entreprises concernées au premier plan, comme peuvent l’être celles qui travaillent sur la plate-forme de l’ancienne Poudrerie, possèdent quant à elles leurs propres documents.

Pas de psychose

Lionel Frel souligne aussi que le plan communal de sauvegarde (PCS) n’a « toujours pas été présenté au Conseil municipal ». L’élaboration du PCS ne vise pas à réaliser un simple document, mais à préparer et organiser la commune pour faire face aux situations d’urgence. Il ne se contente pas d’être informatif, comme peut l’être le Dicrim. Plusieurs municipalités, potentiellement menacées notamment par les dangers que peut présenter la rivière Dordogne, ont élaboré un tel plan. D’ailleurs, l’hiver dernier, Gardonne a réalisé un exercice grandeur nature, en supposant des crues exceptionnelles. « Le plan communal de sauvegarde n’est pas encore finalisé, reconnaît David Bonin, mais tout devrait aller assez vite. »

Lionel Frel, sans vouloir tomber dans la psychose, assure qu’il y a « un problème de culture du risque ». « Pour éviter la panique, il faut que les gens sachent quoi faire estime l’élu municipal. Il ne faut pas les laisser dans l’ignorance. »

À titre d’exemple, la présence de nombreux riverains de l’entreprise Bouchillou, rejoints par quelques curieux, aux abords des lieux lors de l’incendie de cet hiver, peut confirmer les dires de Lionel Frel. Alors, bien évidemment, il ne s’agit pas de tomber dans un excès de catastrophisme. Mais ne dit-on pas d’un homme averti qu’il en vaut deux ?

http://www.sudouest.fr/2013/05/28/trois-blesses-dans-une-explosion-a-la-poudrerie-1066158-1733.php

 

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