Les experts du GIEC préconisent de mettre en oeuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques

logo GIECTous les 5 ans, les experts climatiques de l’ONU, le GIEC (groupe intergouvernemental des experts sur le climat) produisent un rapport sur l’état des connaissances sur le réchauffement. Il comprend toujours 3 volets, et ce lundi 31 mars 2014, le GIEC vient de publier le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d’experts qui se concentre sur les impacts du changement climatique.

Selon ce rapport, dans de nombreuses régions, le changement dans les régimes de précipitations et la fonte des neiges et des glaciers ont profondément modifié les systèmes hydrauliques. Ces phénomènes vont de plus en plus affecter les zones côtières et les basses terres en raison de la hausse du niveau de la mer. De plus « La population et les biens exposés vont significativement augmenter » à cause de la croissance démographique et de l’urbanisation. Par ailleurs, la proportion de la population affectée par des crues majeures va augmenter. Le GIEC cite notamment les aires urbaines d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine, où l’urbanisation massive augmente les risques d’inondations.

Le GIEC s’attend à une augmentation des problèmes de santé dans de nombreuses régions, spécialement les pays en développement (accroissement des vagues de chaleur intense, mauvaise nutrition ou encore maladies liées à la contamination de l’eau ou de la nourriture).

Les experts de l’ONU préconisent des mesures « d’adaptation » à ces changements climatiques comme :

soyez prêts

  • l’installation de systèmes d’alerte, d’abris contre les cyclones et les inondations ;
  • la protection des mangroves pour épargner les côtes ;
  • l’amélioration du stockage d’eau et des techniques d’irrigation ;
  • la création de nouvelles pratiques agricoles ;
  • la mise en oeuvre de meilleurs programmes de vaccination ;
  • la création de zones protégées et l’identification de groupes vulnérables ;
  • la diversification de l’économie.

Carte interactive sur les impacts du réchauffement climatique

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Le numérique, enjeu majeur pour les prochaines mandatures municipales

ville intelligenteAn delà des nombreuses attentes sociales et économiques exprimées dans le vote des municipales de ce mois de mars 2014, un autre enjeu semble de plus en plus préoccupé les citoyens, c’est celui du numérique avec l’e-collectivité et l’e-territorial. En effet, si les municipalités veulent suivre le rythme des Français en terme d’usages numériques, elles doivent redoubler d’efforts aussi bien pour les démarches administratives, les transports ou bien encore les équipements publics.

Les Français déclarent à 90% que les services numériques (inscription sur listes électorales, accès aux dossiers d’état civil, paiement des activités extra scolaires sur Internet…) ont contribué à améliorer leur quotidien au cours des dix dernières années. C’est en effet ce que dévoile une étude menée par Microsoft CityNext avec Ipsos auprès de 1 000 Français sur leurs attentes et perceptions concernant les services numériques proposés par les municipalités et leur amélioration. Malgré cette satisfaction des Français, il en ressort toutefois que le numérique est globalement sous-utilisé par les municipalités qui pourraient en tirer parti pour mettre en place des services innovants favorisant le gain de temps et la réduction des coûts.

Des villes insuffisamment impliquées dans le numérique

city-tag-cloudAinsi, les Français interrogés à l’occasion de cette étude sont 46% à attendre une révolution numérique estimant que les plus grandes innovations n’ont pas encore eu lieu. Globalement, les Français attendent plus de leur ville en matière de numérique puisque seuls 44% des sondés considèrent que leur municipalité utilise des services numériques pour améliorer les services aux habitants. 29% des sondés pensent ainsi que leur municipalité est en retard concernant l’utilisation des nouvelles technologies. Cet avis est partagé surtout par les jeunes et les habitants des zones rurales. En outre, les habitants sont plus de la moitié à penser que leur équipe municipale agit peu, voire, n’agit pas du tout pour améliorer leur quotidien au sujet des conditions de déplacement, du développement des services de santé et de la qualité de l’air et le niveau de pollution.

Priorité aux services administratifs et aux transports

Les principaux atouts apportés par les nouvelles technologies sont le gain de temps, cité par 58% des sondés, et la réduction des coûts et factures pour 51% des habitants. C’est notamment en effectuant leurs démarches administratives sur Internet que les Français estiment pouvoir gagner du temps. Ils jugent également très utile d’avoir des systèmes d’éclairage public tels que des lampadaires intelligents ou encore des feux tricolores dont la durée s’adapte au trafic. Ils espèrent que de tels systèmes leur permettent de réaliser des économies sur leur facture d’eau et d’énergie. Toutefois, si l’étude souligne les craintes des habitants liées à la protection des données, elle indique que les personnes interrogées font globalement confiance aux services municipaux quant à l’utilisation de leurs informations personnelles.

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Alertes à la pollution atmosphérique : le Maire fait quoi ?

Depuis le début de cette deuxième semaine de mars, la plupart des grandes agglomérations françaises pointent en rouge pour leur qualité de l’air très mauvaise. Les indices ATMO relevés par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) sont égaux à 10, soit le maximum de pollution. (pour connaître la pollution atmosphérique : consulter l’indice ATMO de votre région).

pollution nationale

L’Ile-de-France, reste avec la région la plus touchée, avec les régions Centre, Bretagne, Pays-de-Loire, Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes et PACA.

pollution paris

Dans le cadre des lois du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie et du 6 mai 1998 relative aux Plans régionaux pour la qualité de l’air (PRQA), les principes du droit de chacun à respirer un air sain et à être informé sur la qualité de l’air sont affirmés. Les pouvoirs publics ont l’obligation mesurent régulièrement la qualité de l’air des réseaux de surveillance – AASQA et d’informer les populations.

Fiche_pollution_atmos Une procédure d’information et d’alerte du public en cas de pic de pollution (pour l’ozone, le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote) a donc été mis en œuvre dans chaque région. Elle est de la compétence de l’Etat et comporte deux niveaux de gravité croissante : 1 – un niveau d’information et de recommandations (actions d’information de la population et de recommandations sanitaires destinées aux personnes sensibles : les enfants, les personnes âgées, les asthmatiques, les malades. Ce niveau donne également des recommandations et préconise des mesures qui visent à réduire certaines des émissions polluantes, comme la réduction de la vitesse des véhicules). 2 – un niveau d’alerte (comprend également des mesures de restriction et de suspension des activités concourant à la pollution, y compris la circulation des véhicules. Ce seuil d’alerte est déclenché lorsqu’un seul des polluants atteint le niveau d’indice et que la concentration est telle qu’elle présente un risque pour la santé et l’environnement. seuil_pollution_atmos A réception de l’alerte pollution émanant de la Préfecture, le Maire doit diffuser dès que possible l’information vers ses Habitants avec les différents médias à disposition dans sa commune (panneaux lumineux, site Internet de la commune, système d’information et d’alerte par SMS, médias sociaux). Cette démarche peut d’ailleurs faire l’objet d’une procédure du plan communal de sauvegarde ou du manuel des procédures d’urgence de la commune. Cette procédure permettra ainsi aux Agents Territoriaux et aux Elus d’astreintes de disposer d’un référentiel d’action à déclencher (Fiches réflexes pic de pollution) dès que l’alerte Préfectorale sera connue. Procedure_pollution_atmospherique : ce guide vous permettra d’élaborer votre procédure en vous appuyant sur des procédures mises en œuvre par certaines collectivités (datant de 2008, il n’intègre pas les médias sociaux comme page facebook de la ville voire compte twitter)

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Un bilan des réserves communales

preventique_PavillonOrange10 ans après que la loi de 2004 sur la sécurité civile a créé les réserves communales, un bilan méritait d’être publié. C’est l’objet d’un dossier spécial de Préventique, réalisé avec l’aide du général Vernoux, responsable du Pavillon orange au HCFDC.

Le dispositif opérationnel français de sécurité civile est présenté ainsi que les expériences de cinq communes et villes.

•Champ-sur-Drac (Isère);
•La Faute-sur-Mer (Vendée);
•Saint-Étienne (Loire);
•Tours (Indre-et-Loire);
•Venelles (Bouches-du Rhône).

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