L’arrivée précoce des incendies de forêts rappelle l’importance du débroussaillement

Feux1Dans un précédent article, nous abordions la possibilité d’un retour de la sécheresse qui se traduit actuellement, sur une partie du territoire national, par un déficit hydrique des sols superficiels. Cette situation est consécutive à l’absence de précipitations efficaces sur les trois derniers moi (mars, avril, mai), aux températures supérieures à la normale de 1 à 2 degrés voire plus dans le sud-ouest et la présence récurrente de vents violents.

Tous ces éléments climatiques provoquent à des niveaux divers un asséchement de la végétation augmentant d’autant le stress hydrique et le risque d’incendie. D’autre part, l’indice d’humidité des sols particulièrement favorable au printemps, consécutif à la pluviométrie exceptionnelle de l’hiver 2013-2014, a favorisé le développement de la masse végétale et à fortiori la nourriture pour les feux.

Le risque est qualifié de « modéré » a « sévère » en Aquitaine, en Dordogne et en Languedoc-Roussillon

Un important incendie s’est déclaré, ce mardi 13 mai, dans le Gard, à Aujargues. Une dizaine d’hectares de garrigues et de chênes sont partis en fumée. Par mesure de précaution, une quarantaine de personnes ont été évacuées. Un autre feu est parti, le même jour, près de Sommières. Quatre-vingts pompiers avec trente véhicules et pas moins de huit Canadairs ont lutté sans relâche contre ce feu. Un travail rendu extrêmement difficile par le vent soufflant à près de 40 km/h. L’incendie qui a menacé plusieurs habitations, a ravagé 15 hectares de forêt.

Ce jeudi 15 mai, en début d’après midi, un feu de forêt s’est déclaré près d’Aubenas, entre Ailhon et Fons.  Poussé par un fort vent venu du Nord, la superficie brûlée va atteindre 80 hectares à 20h. Durant la nuit, le feu de forêt va continuer sa progression et au matin de ce vendredi 16, le bilan faisait état de 140 hectares de végétation détruits.  En fin de matinée, le feu n’était toujours pas circonscrit malgré les rotations des canadairs et l’intervention des sapeurs-pompiers de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, du Vaucluse et de la Haute-Savoie qui porteront à 400 sapeurs-pompiers l’effectif mobilisé.

Si la pluie de revient pas rapidement sur cet arc méditerranéen le risque de feux de forêts va continuer à s’élever. La remontée brutale des températures annoncée dès la semaine prochaine ne fera qu’empirer le phénomène. L’été 2014 s’annonce t-il à haut risque compte justement de la masse végétale potentielle, les prochains jours seront décisifs.

Pour prévenir les incendies de forêt, le débroussaillement est essentiel

« Le débroussaillement est certes une obligation, mais aussi un acte civique responsable

qui vise à protéger la famille et le cadre de vie ».

Des dispositions relevant du Code forestier ou du Code général des collectivités territoriales imposent des obligations de débroussaillement pour certaines constructions.

L’article L. 322-3 du Code forestier précise les modalités du débroussaillement obligatoire, dans les communes où se trouvent des bois classés en application de l’article L. 321-1 ou inclus dans les massifs forestiers mentionnés à l’article L. 312-6 dudit code, sur des zones situées à moins de 200 m des terrains en nature de bois, forêts, landes, maquis, garrigue, plantations ou reboisements.

Cette servitude de débroussaillement concerne les abords des constructions et installations de toute nature sur une profondeur minimum de 50 ms (profondeur qui peut être augmentée jusqu’à 200 m sur décision du représentant de l’État dans le département afin de pouvoir graduer au cas par cas la stratégie de protection des personnes et des biens contre les incendies). Suivant l’implantation de la construction, le périmètre du débroussaillement obligatoire peut s’étendre sur un terrain voisin qui n’appartient pas au propriétaire de la construction. Si ce terrain est non construit et situé en zone urbaine, il appartient à son propriétaire d’en effectuer à sa charge le débroussaillement.

En revanche, si le terrain voisin non construit n’est pas situé en zone urbaine, aucune obligation de débroussaillement ne peut être imposée à son propriétaire au titre du code forestier. Dans ce cas, il appartient au propriétaire de la construction, d’effectuer le débroussaillement en totalité.

Ce principe évite, en zone non urbaine, qu’un propriétaire d’un terrain, parfois inconstructible, ait la charge d’une obligation de débroussaillement en raison de l’installation d’une construction sur un terrain voisin ne lui appartenant pas.

Ces mesures de débroussaillement ne sont pas spécifiques au Code forestier. Des dispositions existent parallèlement dans le cadre du Code général des collectivités territoriales pour assurer la sécurité publique, lorsque les terrains ne relèvent pas des dispositions du code forestier. Le Code de l’environnement prévoit également une servitude de même nature par la mise en place d’un plan de prévention des risques naturels.

Dans tous les cas la charge financière est supportée par celui qui bénéficie de la servitude, c’est-à-dire le propriétaire de la construction. Les propriétaires ont par ailleurs la possibilité de confier, selon une procédure amiable, la réalisation de leurs travaux aux communes, ou à leurs regroupements, afin de faciliter les opérations sur différentes propriétés et d’en réduire le coût financier.

Le débrousaillement, fer de lance dans l’Hérault

Procédure de mise en œuvre du débroussaillement par les maires

Debroussaillement_procedures

 

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Digne-les-Bains (04) : labellisée Pavillon Orange pour sa politique de sauvegarde de sa population

En vertu des pouvoirs de police administrative que confère le code général des collectivités territoriales , la ville de Digne-les-Bains a mis en oeuvre une véritable politique de prévention et d’information des risques et des menaces. Cette démarche volontariste de prévention des  risques et de sauvegarde des habitants lui a valu la reconnaissance du Haut Comité Français pour la Défense Civile au travers du label « Pavillon Orange ».

Dignes les Bains

En effet, la capitale des Alpes-de-Haute-Provence a réalisé un Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) conformément à l’article L 125-2 du code de l’environnement afin d’informer et de sensibiliser les quelques 18 000 Dignois et Dignoises aux risques naturels et technologiques encourus et aux dispositions que les administrés pourraient être amenés à prendre pour se protéger.

De plus, la municipalité a élaboré un Plan Communal de Sauvegarde (PCS). Il comprend plusieurs parties : une partie concernant la cellule de crise et une autre sur les procédures relatives aux inondations, à la canicule, au déneigement, etc. Ces procédures permettent d’assurer l’organisation des mesures de sauvegarde communales, d’alerter et de mettre en sécurité la population.

Par ailleurs, un Plan de Prévention des Risques Naturels & Prévisibles (PPRNP) qui définit les zones interdites à la construction et à l’aménagement est en cours de révision. Ses prescriptions seront intégrées au Plan Local d’Urbanisme de la commune.

Compte tenu de cet engagement volontariste dans la protection de sa population, le Conseil Municipal a décidé de valoriser sa démarche de gestion globale des risques en candidatant au « Pavillon orange ». En effet, ce label est décerné par le HCFDC aux communes qui répondent à un certain nombre de critères en termes de sauvegarde et de protection des populations face aux risques et menaces majeures, et qui ont notamment réalisé un Plan Communal de Sauvegarde.

Au terme d’une évaluation en ligne et d’un audit du Général Vernoux qui auront permis de tester le caractère opérationnel du PCS et plus globalement de la politique de sécurité civile, la ville de Digne-les-Bains a reçu son diplôme et un drapeau à hisser au mât de la mairie, en décembre dernier.

Digne-les-Bains est doté d’un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et d’un DICRIM (Document d’Information Communale sur les Risques Majeurs) consultables sur le site de la commune.

L’identité Dignoise

Digne-les-Bains se situe dans les Préalpes de Digne, au confluent de trois vallées correspondant à trois rivières : le Mardaric, les Eaux-Chaudes et la Bléone. Avec le rattachement de 4 communes voisines  – Courbons, Les Dourbes, Gaubert et les Sièyes – Digne-les-Bains s’étend sur plus de 8 km de longueur  et sur une superficie de 117,07 km2. Chef-lieu du département des Alpes de Haute-Provence, Digne-les-Bains abrite 17.600 habitants. Capitale de la lavande, la ville est desservie par les Chemins de fer de Provence via la ligne ferroviaire Nice-Digne (le Train des Pignes).

Coordonnées :
Mairie de Digne-les-Bains
Hôtel de ville
1 boulevard Martin Bret
04000 Digne-les-Bains
Téléphone : 04 92 30 52 00
Le Maire :  Dr Patricia Granet-Brunello (élue en mars 2014)

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Remise des dons à destination des sinistrés des inondations de Hyères

Une remise de dons à destination des sinistrés des inondations de janvier 2014a été effectuée à la mairie de Hyères.

Hyeres dons

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Qui l’eu cru ! le spectre de la sécheresse est de retour avec les premières restrictions d’utilisation de l’eau

Nous pensions tous, après l’automne et l’hiver particulièrement pluvieux que nous avons vécu avec des précipitations supérieures à la normale de plus de 40% (relire notre bilan hydrologique au 15 avril), ne pas revoir la sécheresse de si tôt. Tel ne serait pas le cas en regardant la carte de météo France sur le rapport à la normale du cumul des précipitations de ce début de printemps 2014.

En effet, après plusieurs mois de quasi saturation générale de l’humidité des sols), situation qui d’ailleurs avait provoqué de nombreux problèmes de travaux agricoles, un asséchement très rapide est entrain de se produire. Le déficit pluviométrique et les températures relativement douces des deux derniers mois se traduisent désormais, sur une partie du territoire national, par une situation de déficit hydrique des sols superficiels

Secheresse_annoncé

Les départements de l’est de la France sont particulièrement impactés par ce déficit pluviométrique printanier. Toutefois, il n’y avait pas eu jusqu’alors de limitation de l’utilisation de l’eau par les préfets comme c’était le cas en 2011 & 2012.

secheresse_2011-12-13

Département du Cher : premières restrictions dans l’utilisation de l’eau

La préfecture du Cher a pris un arrêté diminuant de 20 % les prélèvements d’eau pour les agriculteurs. Ces premières restrictions dans l’utilisation de l’eau concernent uniquement les agriculteurs situés dans le bassin versant de l’Yèvre à l’amont de Bourges. Vingt-sept exploitations agricoles ont ainsi  vu leur volume d’eau initialement attribué être diminué de 20 % par un arrêté pris mi-avril.

« Ce genre de restrictions n’est pas handicapant »

Selon le communiqué de la Préfecture, « les niveaux de nappe observés à Savigny-en-Septaine et à Villequiers témoignent d’une recharge hivernale insuffisante à assurer des conditions hydrologiques satisfaisantes lors de la période d’étiage à venir ». Il convient donc « d’adopter des mesures de restriction préventives afin d’éviter un déficit de ressource en eau » durant l’été.

Ces premières restrictions peuvent surprendre, d’autant que le mois de février a été pluvieux (« 30 à 40 % de précipitations supplémentaires », selon la préfecture). Mais le mois de mars « a été particulièrement sec », avec un « déficit de pluviométrie de l’ordre de 60 à 70 % ».

« Il s’agit d’une gestion à l’année, souligne Étienne Gangneron, président de la chambre d’agriculture du Cher. Ce genre de restrictions n’est pas handicapant aujourd’hui parce que nous ne sommes pas en période de sécheresse. C’est de la bonne gestion. »

Une gestion qui a pour but d’essayer d’éviter – ou de limiter – des restrictions plus sérieuses pour les agriculteurs et même l’ensemble de la population durant l’été.

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