Niévroz (01): affiche son label Pavillon Orange à chaque entrée de sa commune

Depuis le 18 décembre, toutes les entrées de Niévroz affichent fièrement les panneaux du Pavillon Orange. Ce label a été décerné à la commune par le Haut Comité Français pour la Défense Civile et positionne cette commune comme un acteur privilégié de la campagne « Pour des villes résilientes » menée par les Nations Unies.

Nievroz_pavillonOrangeLe maire du village, Patrick Battista, nous rappelle les conditions de cette nomination : “Environ 400 communes françaises ont été labellisées. Pour être éligible, il faut établir un Plan Communal de Sauvegarde (PCS), ainsi qu’un Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM). Il faut aussi communiquer sur les potentielles situations de crise et avoir une organisation capable de la gérer”.

Le label est décerné par la Haute Commission Française pour la Défense Civile en collaboration avec le Ministère de l’Intérieur. La commune de Niévroz a effectué son inscription en 2011. Au début de 2012, sa candidature a été notifiée et enfin le 24 septembre, Patrick Battista et Gérard Tontodonati se sont rendus au Sénat pour la remise officielle du label.

Affiché aux entrées principales du village, le pavillon orange est une fierté pour le conseil municipal. Le maire constate : “C’est une valorisation du travail accompli par les élus, le personnel communal et nos partenaires extérieurs – les enseignants du groupe scolaire, les pompiers ou les secouristes… Ces panneaux restent évidemment symboliques, mais ils permettent tout de même de communiquer plus facilement sur les risques”.

En lien avec ce label, la commune de Niévroz a déposé aussi sa candidature auprès de l’Organisation des Nations Unies afin d’obtenir un label de la Ville Résiliente. En effet, chacune des soixante villes Françaises labellisées « Pavillon Orange » est un acteur privilégié de la  campagne « Pour des villes résilientes » menée par les Nations Unies, dans le cadre du partenariat entre l’UNISDR (the United Nations International Strategy for Disaster Reduction) et le label Pavillon Orange pour la sauvegarde des populations du HCFDC – Haut Comité Français pour la Défense Civile. http://www.unisdr.org/archive/38760

Niévroz : qui êtes vous?

Niévroz est située dans le département de l’Ain et la région du Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Nièvrants et les Nièvrantes. La commune s’étend sur 10,5 km² et compte 1 529 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Au niveau Hydrographie, Niévroz est traversée par Le Rhône et par voie de conséquence, son territoire est soumis au risque d’inondations et les derniers arrêtés CatNat pour inondations et coulées de boue datent du 13 au 18 février 1990.

Les autres risques auxquels la commune pourrait faire face, sont le risque sismique avec une sismicité Modérée, la rupture de barrage et le transport de marchandises dangereuses. La commune est par ailleurs dans une zone nucléaire importante puisque la centrale nucléaire du Bugey n’est qu’à 16 km, le site nucléaire de Creys-Malville à 33 km. et la centrale nucléaire de Saint-Alban à 53 km.

La commune de Niévroz à mis en ligne à la disposition de ses administrés un Document d’information communal sur les risques majeurs sur une page dédiée à sa politique de gestion des risques. Vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien suivant : DICRIM de Niévroz.

          panneau-nievroz Mairie de Niévroz – 34 rue Benoit Bressat – 01120 NIEVROZ FranceTél : 04 78 06 12 50 – email :mairie@ville-nievroz.fr

site : www.ville-nievroz.fr

 

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Premier bilan des feux de forêts sur l’arc méditerranéen

L’analyse de la banque de données sur les incendies de forêts en région Méditerranéenne française, Prométhée, fait apparaître au 28 juillet 2014, un bilan plutôt positif de ce début de saison des feux de forêts. En effet, sur cet arc méditerranéen, il y a eu 708 feux enregistrés par les pompiers, les forestiers et les gendarmes, qui ont parcouru plus de 1 200 ha.

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Il est trop tôt pour savoir si l’année sera à nouveau bénéfique pour les forêts. En effet, depuis plusieurs années, l’été tend à se décaler sur septembre. Les conditions orageuses de juillet ont permis, là où les pluies sont tombées, de ralentir le stress hydrique. De plus, l’indice d’humidité des sols était relativement élevé jusqu’à la mi-juillet, mais il semble malheureusement se dégrader rapidement dans de nombreux départements. (voir notre article sur le retour de la sécheresse). Enfin, les Prévisonnistes annoncent un retour de la chaleur dès la deuxième quinzaine d’août.

La vigilance s’impose et nous ne pouvons que vous conseiller de consulter quotidiennement les cartes de danger publiées par de nombreuses préfectures (cliquez sur la carte).
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Alerte intempérie exceptionnelle en Isère : 6 mois de pluies en 1mois d’été !

Depuis le début du mois de Juillet, le temps est très instable sur le Centre-Est de la France avec de fortes pluies. Les épisodes se succèdent avec des retours d’Est important.

Depuis ce matin :

  • 100mm à St Christophe sur Guiers (38)
  • 100mm à Pont en Royans (26)
  • 60mm à Miribel les Echelles(38)
  • 50mm à Lans en Vercors (38)

En Isère on relève depuis le début du mois :

Presque 500mm à Saint Christophe sur Guiers (38) avec 150mm en 2jours.

Très souvent 200 à 300mm, même 400mm près du massif de la Chartreuse (Près de Saint Laurent du Pont, Saint Joseph de Rivière).

Malgré la période estivale, de fortes inondations sont en cours dans le secteur de la Chartreuse, le long de la rivière du Guiers, notamment près de Saint Christophe sur Guiers (38), Saint Laurent du Pont (38), Saint Joseph de Rivière (38). La rivière sort de son lit, les campings sont évacués.

Près du Vercors, on relève jusqu’à 100mm dans le Royans, avec la Bourne qui a augmenté de 4m en peu de temps contraignant le maire de Pont-en-Royans à demander l’évacuation d’une demi-douzaine de maisons situées dans le quartier du Merle ainsi que du camping « Les Sereines » où logeaient notamment les membres de deux colonies de vacances qui ont provisoirement été mis en sécurité dans la salle des fêtes de la commune. Des coulées de boue sont également signalées.

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Les sapeurs-pompiers isérois ont dû intervenir à une quarantaine de reprises, ce mardi après-midi, pour des inondations _notamment de caves et de garages_ consécutives aux intempéries, dans les secteurs de Voiron, Moirans, La Buisse et Coublevie où la rivière La Morge est sur le point de déborder.

Le gîte du Breuil serait également menacé par la montée des eaux et une coulée de boue, survenue en fin d’après-midi, a par ailleurs endommagé une maison d’habitation au lieu-dit « Le Paradis ». Personne n’a heureusement été blessé.

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Source : Actualités France, Rhône-Alpes

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Chikungunya: la métropole peu consciente du risque d’épidémie

Malgré la grande probabilité d’une introduction du virus du chikungunya par des voyageurs venant de zones affectées – le trafic de voyageurs entre la France métropolitaine et les Antilles représente plus de 2,5 millions de passagers aériens – la prise de conscience des Métropolitains d’une transmission autochtone du virus semble relativement faible comme les requêtes sur Internet relative à la chose.

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Pourtant, du 2 mai au 4 juillet 2014, sur un total de 350 cas suspects signalés aux ARS, 126 cas importés de chikungunya et 47 cas importés de dengue ont été confirmés dans les départements colonisés par Aedes albopictus (moustique tigre). Et cette importation va se poursuivre.

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Un risque réel d’épidémie de chikungunya en France dans les mois à venir

Pendant l’été 2014, période d’activité du moustique en métropole, un grand nombre de voyageurs en provenance des Antilles va venir en France métropolitaine. Une proportion élevée de ces voyageurs sera en phase virémique au moment de son arrivée, augmentant la probabilité de survenue de cas autochtones de chikungunya dans les départements colonisés par Aedes albopictus et rendant ainsi réel le risque d’épidémie de chikungunya en France métropolitaine.

Surveillance du chikungunya et de la dengue en France métropolitaine (INVS)

Suite à la mise en évidence de l’implantation d’Aedes albopictus dans le sud de la France, le ministère de la Santé français a mis en œuvre depuis 2006 un plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole. En raison des similarités cliniques et entomologiques des deux maladies, un système de surveillance commun a été mis en place, comprenant un volet entomologique et un volet épidémiologique.

La surveillance entomologique mise en œuvre localement par différents opérateurs publics de démoustication, est assurée grâce à des pièges pondoirs installés le long du littoral méditerranéen et à l’intérieur des terres sur le réseau autoroutier.

La surveillance épidémiologique a pour objectif de prévenir ou limiter l’instauration d’un cycle de transmission autochtone du chikungunya et de la dengue. Elle repose sur trois composantes :

  1. la déclaration obligatoire (DO) des cas confirmés par le laboratoire ;
  2. le dispositif de surveillance saisonnière renforcée, dans les départements colonisés par le vecteur. De mai à novembre, période d’activité du vecteur, tous les cas suspects importés doivent être signalés sans délai aux Agences régionales de santé (ARS) ;
  3. la transmission quotidienne à l’Institut de veille sanitaire (InVS), par un réseau de laboratoires, des résultats des diagnostics de chikungunya et de dengue par sérologie ou amplification génique par RT-PCR.
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