Le SDIS de la Haute-Corse accompagne les communes dans l’élaboration de leur PCS

SDIS2B_PCSLe SDIS de la Haute-Corse engage une démarche d’élaboration de Plan Communal de Sauvegarde (PCS)

Même si, conformément au cadre juridique relatif à l’élaboration des plans communaux de sauvegarde (PCS), le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) n’est qu’un partenaire des communes parmi d’autres, le SDIS de la Haute-Corse entend se positionner de manière forte en qualité de « conseiller technique.

Dans notre enquête sur les freins à la mise en oeuvre des plans communaux de sauvegarde et sur les attentes des communes pour accélérer leur réalisation, il ressortait en septembre 2012 que les SDIS étaient un des acteurs d’accompagnement privilégiés par les Maires.

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D’autre part, le PCS doit s’inscrire dans une démarche globale de gestion des événements. Aussi, doit-il répondre aux objectifs définis par la loi et être parfaitement coordonner avec la gestion des secours. C’est pourquoi il paraît judicieux que chaque PCS soit examiné par le SIDPC et le Sdis pour s’assurer de sa compatibilité avec la planification Orsec.

C’est ainsi que fin 2012, le Directeur Départemental du SDIS 2B, le colonel Charles BALDASSARI, a décidé de mettre en œuvre un procédé destiné à faciliter la réalisation des PCS auprès des communes du département. Le dossier est piloté par le Commandant Octavien MESCHINI, Directeur des Unités Territoriales et le Lieutenant Ange-Thomas de PERETTI, cadre au Centre de Secours Principal de Bastia.

Deux comités ont été crées :

  • un comité de Pilotage, comprenant le Directeur des Unités Territoriales et le Chef du Groupement territorial concerné,
  • un comité Technique comprenant le chef du service Prévision, le chef du service « Opération, Prévention, Prévision, DFCI » de chaque Groupement territorial, le chef de Centre concerné et l’officier référent.

Signature d’une convention de partenariat avec les communes concernées par l’élaboration d’un PCS :

A la suite de l’épisode neigeux du début d’année 2012 montrant les difficultés rencontrées par certaines communes, le Préfet avait adressé un courrier au Président du SDIS, le sollicitant afin que ses services participent à l’élaboration des PCS, plus particulièrement ceux de six communes classées comme prioritaires par les services de la Préfecture.

Au-delà des 6 communes prioritaires, le SDIS de la Haute-Corse a décidé d’adjoindre d’autres collectivités, soit parce qu’elles avaient déjà engagé une démarche en ce sens, soit parce que cela répondait à un certain équilibre territorial en termes de charge de travail interne. D’autres communes, de leur propre initiative, après avoir pris connaissance de la démarche, ont par ailleurs rejointes le groupe de travail. Actuellement, ce sont 16 collectivités qui ont engagé une démarche avec notre établissement.

L’ensemble de celles-ci se sont vu adresser une convention les liant au SDIS. Ce document, sans aucune portée financière, « formalise » la coopération forte du Service Départemental d’Incendie et de Secours dans ce projet.

Une démarche collaborative :

Habitué à travailler en interservices, le SDIS s’est tourné vers d’autres partenaires afin de mener à bien cette démarche :

  1. L’association départementale des réserves de sécurité civile pour tout ce qui concerne la création éventuelle de réserves de sécurité civile,
  2. L’association des Maires chargé d’appuyer la démarche auprès de ses membres,
  3. L’université de Corse, au travers du master « Gestion des Risques Majeurs » pour l’utilisation d’étudiants en formation de « risques majeurs » au profit de certaines communes (sous forme de convention) afin d’aider les collectivités à la réalisation des PCS, et permettre par ailleurs à ces étudiants de mettre en pratique les formations reçus (à ce jour 6 étudiants sont ainsi concernés, répartis en binômes sur 3 communes).

Une démarche pratique et opérationnelle :

Si un certain nombre de « documents guides », pour la plupart repris sur le site de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises, sont disponibles :

« PCS – Guide pratique d’élaboration »,
« PCS – Mémento »,
« PCS – Les exercices »,

Un certain nombre de dossiers ou outils ont été réalisés et diffusés en interne comme un diaporama de présentation de la démarche PCS à destination des Maires ;  un calendrier prévisionnel spécifique d’action proposé à la commune ;  un PCS type vierge également proposé à la commune (l’intérêt pour le SDIS et les autres services concourant à la réponse de sécurité civile, étant de disposer ainsi d’un format uniforme).

L’objectif du SDIS est par ailleurs de proposer, à l’issue de l’adoption du PCS par la commune, de l’accompagner afin de réaliser un exercice « grandeur nature », afin de tester à la fois le document, mais également l’appropriation de celui-ci par les personnels ou élus communaux concernés.

En ce sens, il est important de rappeler l’objectif général et le rôle du SDIS dans cette démarche. En effet, celui-ci n’a ni vocation à tenir le rôle d’un cabinet conseil, ni celui de rédacteur direct du document, mais une fonction d’accompagnement et d’appui, facilitée par son expertise et sa proximité, comme il le fait depuis plusieurs années déjà, notamment dans le domaine du « feu de forêt ».

 

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Feux de forêt : lutter contre l’imprudence

Si les actions de lutte et d’équipement des massifs peuvent limiter les surfaces touchées et l’impact des incendies, elles doivent être complétées par des actions directes visant à diminuer le nombre d’éclosions, regroupés ici sous le terme générique d’actions “de prévention”.

combat_feuxLes statistiques sur les causes nous montrent que, si certaines causes accidentelles (décharges sauvages, lignes électriques, activité ferroviaire) ont considérablement diminué, les imprudences sont à l’origine de près de la moitié des incendies.
“Chaque citoyen doit donc être acteur de la prévention, par des précautions convenables et des comportements responsables. Cela passe par une connaissance des dangers, des interdits et des obligations.”

pictogrammes-prevention-incendie

Les 4 catégories de l’imprudent :

  • celui qui ne sait pas et qui n’agit pas,
  • celui qui sait, mais qui ne sait pas comment faire,
  • celui qui ne sait pas mais qui ne fait pas trop mal,
  • celui qui connaît la règle mais ne l’applique pas.

Consulter notre guide d’information et de prévention des feux de fôrets

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ANNEMASSE : une gestion intégrée des risques majeurs autour d’un PCS, d’un DICRIM, d’une télé-alerte

Annemasse_PavillonOrangeSituée à 433 m d’altitude, d’une superficie de 498 ha, Annemasse est le centre de la deuxième agglomération de Haute-Savoie. Celle-ci, composée de douze communes et frontalière avec Genève occupe une position géographique et économique privilégiée. Annemasse compte aujourd’hui 30 123 habitants au sein d’une Agglomération qui en compte près de 77 000. Elle se situe au débouché naturel des vallées de la Haute-Savoie du Nord, les vallées de l’Arve et du Giffre. Elle est longée par la rivière Arve qui prend sa source dans le massif du Mont-Blanc pour se jeter dans le Rhône à Genève.

Consciente qu’elle n’est pas à l’abri d’accidents aux conséquences importantes, la Ville d’Annemasse s’implique, depuis plusieurs années, dans la prévention et la gestion des risques naturels et technologiques existants sur le territoire communal. Située dans une zone de sismicité de niveau 4, exposée aux crues de l’Arve et aux transports de marchandises dangereuses, la commune a bien évidement élaboré un plan communal de sauvegarde. Annemasse est d’ailleurs soumise à un Plan de Prévention du risque inondation de l’Arve (PPRn). Sa politique volontariste de prévention des risques et de sauvegarde a d’ailleurs reçu en 2013, le label « Pavillon Orange ».

Premier pilier de la gestion intégrée : le plan communal de sauvegarde
Plan communal de sauvegarde annemasse
Le PCS qui détaille l’ensemble des mesures d’urgence qui permettront de gérer au mieux les évènements inattendus, complète à l’échelon communal les différents plans de secours diligentés par l’Etat ( ORSEC – Organisation de Réponse de SEcurité Civile sous l’autorité du Préfet). En cas de survenance d’évènements graves tels qu’une inondation de l’Arve, un séisme, une tempête, un accident industriel, nucléaire ou lors du transport de matières dangereuses le PCS va mobiliser des moyens humains et des matériels appropriés pour sauvegarder les biens et les personnes (astreinte 24H/24 et 7j/7). Pour Agnès Cuny, Adjointe en charge de de la Sécurité et des risques majeurs : « il ne s’agit pas de se substituer aux missions des pompiers ou du SAMU mais, au contraire, de s’affirmer comme un précieux soutien ». En effet, diffuser des messages d’alerte, repérer les personnes sinistrées, définir des lieux d’accueil sont autant d’actes qui ne s’improvisent pas.

Ainsi, pour chaque risque qui menace la commune, le PCS d’Annemasse répond donc aux questions suivantes:
1. Quelles mesures les services municipaux doivent-ils prendre pour être prêts à intervenir et faire face aux événements ?
2. Comment diffuser et gérer l’alerte ?
3. Quels sont les moyens dont nous disposons ?
4. Quelles mesures logistiques doivent être mises en place pour aider, soigner,informer,héberger, restaurer la population sinistrée, jusqu’au retourà la normale ?
5. Où sont situés les lieux de mise à l’abri de la population ?

Deuxième pilier : le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM)
DICRIM annemasse
Pour Agnès Cuny : « si les Annemassiens connaissent tous les risques quotidiens, ils mesurent moins clairement ceux qui sont exceptionnels. Ils existent pourtant et chaque citoyen doit les connaître et savoir les comportements à adopter face à ces risques majeurs ».

Comme son nom l’indique, le document d’information communal sur les risques majeurs est un document d’information et de prévention destiné aux habitants d’Annemasse pour les sensibiliser sur les risques naturels, technologiques et sanitaires qui peuvent être encourus sur le territoire communal. Toutefois, la Maire Adjointe se veut rassurante, « s’il doit être lu attentivement dans chaque foyer et conservé par la suite, il ne doit en aucun cas faire naître un quelconque affolement dans l’esprit collectif à propos de risques dont on sait pertinemment qu’ils sont extrêmement rares et limités ». En plus de son rôle pédagogique sur la nature des risques majeurs, le DICRIM est destiné à informer les Annemassiens sur la conduite à tenir et les consignes à appliquer en cas de crise. Il synthétise le Plan Communal de Sauvegarde qui fixe, entre autres, les règles et mesures que la collectivité mettrait en œuvre pour l’assistance à la population, si d’aventure survenait un sinistre.

L’objectif du DICRIM est donc simple :
“sensibiliser le citoyen aux risques majeurs, le responsabiliser pour le rendre acteur de sa sécurité”,
Quels risques ? À quels endroits ? Quelles actions des pouvoirs publics ? Et, surtout, que faire en cas de danger ?

Troisième pilier : le système de téléalerte
Dans le cadre de la prévention des risques majeurs et afin d’assurer au mieux la sécurité des Annemassiens, la Mairie a complété son dispositif d’alerte à la population et s’est dotée d’un système d’alerte automatisé.
tele alerte annemasse

Le principe d’une télé-alerte est de permettre, en complément des dispositifs habituels existants, de prévenir par téléphone les personnes résidant ou exerçant une activité sur le territoire communal. Pratique et performant, ce système peut cibler tout ou partie de la population en fonction de la zone à risque ou de sa vulnérabilité.

L’abonnement à la télé-alerte est gratuit. Les données téléphoniques ont été collectées grâce à l’annuaire universel des pages blanches et jaunes . Il est donc automatique pour les personnes figurant sur cet annuaire. Bien entendu, chaque foyer dispose d’un droit de modification dans ce fichier.
Toutefois, la seule exploitation de ces annuaires peut s’avérer insuffisante pour alerter efficacement toutes les personnes concernées. Aussi, il appartient aux Annemassiens de manifester sa volonté d’être prévenu, en s’inscrivant directement grâce à un module d’inscription en ligne ou en remplissant un formulaire type afin de communiquer ses coordonnées aux services de la Mairie. Il est bien entendu que ces données personnelles seront exclusivement utilisées pour ce système.

Comment fonctionne une télé-alerte?
Si un événement majeur nécessite la mise en œuvre d’une procédure de vigilance ou la gestion d’une situation de crise, la ville informera les personnes référencées et inscrites dans un délai extrêmement court en délivrant un message. Ce message vocal ou ce SMS sera diffusé sur chaque téléphone fixe et/ou mobile. Les habitants pourront également recevoir un fax. ou un courriel (si l’adresse e-mail a été communiquée).

Pour savoir si les personnes prévenues ont bien reçu le message d’alerte, à la fin du message, l’automate d’appel demande de confirmer la bonne réception de l’appel téléphonique. Il est donc impératif d’écouter le message dans sa totalité sans raccrocher et de suivre les instructions dictées et la procédure de validation. En cas d’absence, le dispositif permet une répétition de l’appel jusqu’au décroché.

A la suite de ce message, les habitants doivent respecter attentivement les consignes qui leur ont été données. Règle importante, après réception du message d’alerte et pour ne pas saturer leur standard, il est demandé de n’appelez les pompiers que pour signaler des situations de réelle détresse ou d’urgence.

http://www.ville-annemasse.fr/

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Devoir de vacances n°1: symboles d’information préventive des risques majeurs

Afin de nous préparer à la rentrée nous allons, pendant quelques jours, revisiter quelques fondamentaux de la gestion du risque. Pour premier devoir de vacances, #soyonscitoyens et initions nous aux symboles d’information préventive des #risques majeurs.
 symboles information preventive
L’information préventive
Depuis la loi du 22 juillet 1987, tout citoyen a le droit de connaître les risques majeurs auxquels il est exposé, les dommages prévisibles, les mesures préventives qu’il peut prendre pour réduire sa vulnérabilité ainsi que les moyens de protection et de secours mis en œuvre par les pouvoirs publics. Rappelons qu’un  risque majeur est caractérisé par sa faible fréquence et par son énorme gravité.
Huit risques naturels principaux sont prévisibles en France : les inondations, les séismes, les éruptions volcaniques, les mouvements de terrain, les avalanches, les feux de forêt, les cyclones et les tempêtes. On dénombre par ailleurs, quatre risques technologiques, liés à l’activité humaines : le risque nucléaire, le risque industriel, le risque de transport de matières dangereuses et le risque de rupture de barrage.
Pour valider vos connaissances:

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