L’Indonésie mise sur Twitter pour alerter sa population en cas de catastrophe naturelle

Afin alerter la population en un temps record en cas de catastrophe, l’Indonésie, quatrième pays le plus peuplé au monde, mise sur Twitter.

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Avec près de 250 millions d’habitants, de nombreux volcans en activité et une activité sismique soutenue, l’Indonésie est un pays à très grand risque en matière de catastrophe naturelle. D’un autre côté, l’archipel compte plus de 13,6 millions d’utilisateurs de Twitter et plus du quart de sa population équipée d’un smartphone, Un taux d’équipement qui ne cesse de croître, dans un pays où la classe moyenne devrait doubler d’ici à 2020, passant de 78 à 141 millions de personnes.
C’est en associant ces deux vérités que le vice-président indonésien a demandé à Twitter de se pencher sur un système d’alerte qui pourrait prévenir en un temps record la population de l’imminence d’une catastrophe naturelle. C’est pour cette raison qu’il a tenu à rencontrer Dick Costolo, le directeur de Twitter.

Ce projet est actuellement en phase d’étude. Plusieurs solutions sont envisagées, comme la récupération des informations des organisations spécialisées dans les détections des catastrophes naturelles. Le centre de prévention des catastrophes ou l’agence fédérale des situations d’urgence américaine (FEMA) pourrait par exemple envoyer leurs alertes à Twitter, avant que le réseau social relaie ces informations aux utilisateurs inscrits au système d’alerte.

Avec son système d’alarme mis en place en Australie pour prévenir en temps réel les surfeurs et les baigneurs lorsqu’un requin approche à moins d’un kilomètre des zones de baignade, Twitter a déjà prouvé qu’il pouvait œuvrer à la protection de l’être humain. C’est pour cette raison que le ministre des Technologies de l’information indonésien a déclaré qu’il avait confiance dans le fait que le réseau social puisse trouver des solutions technologiques qui permettront de prévenir efficacement la population de l’imminence des catastrophes grâce à un système en temps réel.

 

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Elévation du niveau des mers : un repli inéluctable des zones urbanisées

Un nouveau rapport sur les perspectives d’élévation du niveau des mers qui s’accélère depuis ces dernières années, concluent que la seule réponse, à terme, à cette montée des eaux, sera de quitter les zones les plus exposées et de relocaliser les personnes, les biens et les activités.

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Le groupe d’experts dirigé par le climatologue Jean Jouzel et missionné par le ministère de l’Écologie pour travailler sur les perspectives de modifications du niveau de la mer a rendu ses conclusions hier. Il n’est plus temps aujourd’hui de se demander si le niveau des mers augmente, mais de combien de centimètres il va s’élever, et en combien de temps. Avec des conséquences très importantes pour les territoires littoraux.

L’élévation du niveau moyen des mers et océans est une constante depuis 20 000 ans (fin du dernier âge glaciaire). Mais son rythme est resté stable, à environ un demi millimètre par an, jusqu’à une période très récente. Au XXe siècle, le rythme s’est accéléré, jusqu’à atteindre en moyenne 3,2 mm par an ces dix dernières années. Signalons que contrairement à une idée reçue, ce n’est pas tant la fonte des calottes glaciaires qui fait monter le niveau des eaux, qu’un phénomène de dilatation provoquée par le réchauffement la température de l’eau.

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( mairie info) L’élévation du niveau des eaux sera, note le rapport, inégalement répartie selon les zones de la planète. Pour ce qui est de la France métropolitaine, l’élévation attendue, d’ici 2100, varierait entre 40 et 75 cm, selon les scénarios. Et la situation risque d’être pire encore dans les territoires d’outre-mer, en particulier dans le Pacifique (Polynésie et Nouvelle-Calédonie).

Le rapport liste les principales conséquences de cette élévation du niveau de la mer.

La première est « l’aggravation des phénomènes de submersion marine », notamment lors des épisodes alliant grandes marées et tempêtes.
Deuxième conséquence bien visible : le recul du trait de côte, notamment là où le littoral est fait de plages sableuses : 41 % des plages sont en recul en France métropolitaine. En métropole, écrivent les experts, « les régions du Languedoc, du delta du Rhône et de l’Aquitaine sont particulièrement concernées. Mais le reste de la côte atlantique et la plaine de Corse orientale le sont également. »

Moins visible, mais également très préoccupante, la montée du niveau des mers risque d’amener une modification de l’équilibre entre eaux douces et eaux salées, avec une possibilité de « remontée » des intrusions salines dans les aquifères côtiers.

Enfin, les experts estiment qu’il va être indispensable de renforcer les ouvrages côtiers et portuaires, c’est-à-dire, probablement, de hausser la hauteur de nombreuses digues, entre 1,40 m et 3 m. Même si le rapport n’aborde pas cet aspect, il est évident que de telles perspectives sont particulièrement préoccupantes pour les collectivités locales, particulièrement au moment où l’État s’apprête, dans le cadre de la compétence Gemapi, à leur transférer la propriété et l’entretien d’une partie des digues.

Si les experts estiment que des travaux très importants d’adaptation à cette situation vont devoir être conduits – forcément très coûteux – cela ne veut pas dire qu’ils pensent que le combat va pouvoir être gagné partout. De façon assez pessimiste, mais hélas certainement réaliste, ils concluent que la seule réponse, à terme, à la montée des eaux, sera de quitter les zones les plus exposées – c’est-à-dire « relocaliser les personnes, les biens et les activités ». Et les experts concluent clairement : « S’il demeure possible de financer la protection de villes côtières pour ces scénarios, la seule adaptation économiquement viable consiste à se retirer de nombreuses zones côtières rurales ou périurbaines, parmi les plus basses. »

Resilience vulnerabilite_coteTélécharger le rapport d’experts.

 

 

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Crash A320 : Digne active son PCS pour héberger les familles

Digne_logoDès l’annonce du crash de l’Airbus A320 de la compagnie GermanWings dans le massif des « Trois Evêchés » dans les Alpes-de-Haute-Provence, la maire de Digne-les-Bains, Patricia Granet Brunello, a mis à la disposition des services de l’Etat les services municipaux de la ville.

En fin d’après-midi, elle s’est rendue au Service Départemental d’Incendie et de Secours des Alpes-de-Haute-Provence pour faire un point sur le tragique accident d’avion et féliciter les services de secours pour leur mobilisation. La maire de Digne a par ailleurs précisé que les services municipaux restaient disponibles pour aider à la logistique qui se mettait en place.

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En collaboration avec la Croix rouge, la municipalité a armé les structures d’hébergement dans les bâtiments municipaux afin d’accueillir les familles des victimes qui sont arrivées dans la nuit.

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Après l’activation d’un 1er centre d’accueil à la halle sportive, les équipes de la Croix rouge appuyées par les services municipaux ont entamé la transformation du palais des congrès de Digne en structure d’hébergement pour accueillir les familles des victimes, soit plusieurs centaines de personnes avec lits, couvertures et restauration.

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Les programmes de prévention des catastrophes naturelles doivent mieux intégrer le patrimoine culturel

Unesco_sendaiLors de la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la prévention des catastrophes naturelles, qui a eu lieu du 14 au 18 mars à Sendai au Japon, l’UNESCO a organisé une session spéciale sur «Le patrimoine culturel résilient». Cette session visait à sensibiliser le public sur le rôle du patrimoine culturel en tant que catalyseur de résilience dans la prévention des catastrophes naturelles. Au terme de ces travaux, des propositions spécifiques ont été faites pour le renforcement de l’intégration du patrimoine culturel dans les programmes de prévention des catastrophes naturelles.

La Conférence a adopté le cadre d’action de Sendai, le Sendai Framework for Disaster Risk Reduction 2015-2030 ,la politique internationale qui orientera les stratégies et les actions sur la prévention des catastrophes naturelles au niveau international et national pour les quinze prochaines années.

Cette nouvelle politique internationale pour la prévention des catastrophes naturelles comprend un certain nombre de références importantes à la culture et au patrimoine (par exemple, les paragraphes 4, 5, 14, 16, 16, 17, 19-c, d, 24 d, 29, 30 d, 33 ) et permet à l’UNESCO de plaider en faveur de l’intégration de la culture et du patrimoine au sein du programme de prévention des catastrophes naturelles et de travailler dans ce domaine avec les partenaires concernés aux niveaux régional et national. C’est un progrès significatif par rapport au cadre d’action de Hyogo 2, l’ancienne stratégies pour la prévention des catastrophes naturelles adopté à Kobe en 2005.

La session visait à sensibiliser le public sur le rôle du patrimoine culturel en tant que catalyseur de résilience dans le secteur des préventions des catastrophes naturelles, tout en soulignant sa pertinence par rapport aux autres questions connexes de l’agenda mondial, le développement durable et l’adaptation au changement climatique. Ce faisant, la session souligne la contribution positive du patrimoine culturel, s’il est reconnu de manière adéquate et géré de façon appropriée, dans les quatre domaines prioritaires du cadre d’action de Hyogo 2. Cette influence impliquerait de la compréhension des risques de catastrophes et le renforcement de leur gouvernance et irait jusqu’à investir dans la résilience et la préparation l’intervention, la reprise et la reconstruction.

La session a d’abord insisté sur le fait que la politique et les programmes de prévention des catastrophes naturelles devraient prendre en considération le contexte culturel, y compris sa manifestation la plus symbolique, à savoir le patrimoine culturel, s’ils veulent être efficaces et durables. Des exemples spécifiques ont également été fournis dans le cas de certaines communautés côtières, qui au cours des siècles sont devenues capables de prévoir les catastrophes naturelles à travers la perpétuation des connaissances traditionnelles, et ont développé des mesures préventives telles que la construction sur pilotis et la construction de structures résistant au vent.

De tels exemples démontrent comment le patrimoine, matériel et immatériel, est souvent constitué d’éléments contre les risques naturels, résultat de longues périodes d’adaptation entre l’homme et son environnement. D’autres expériences montrent comment le patrimoine culturel peut être un catalyseur puissant pour mobiliser les populations locales, les réunir et renforcer leur sentiment d’appartenance autour du processus de reprise et de reconstruction. Enfin, la protection du patrimoine culturel peut encourager une reprise rapide grâce aux revenus générés par le secteur informel et les activités touristiques.

La session s’est terminée avec des propositions spécifiques pour le renforcement de l’intégration du patrimoine culturel dans la prévention des catastrophes naturelles à travers les nombreuses références à la culture et au patrimoine inclues dans le cadre d’action de Hyogo 2. Ces propositions devront être soutenues par des partenariats novateurs entre le secteur du patrimoine et un large éventail de parties prenantes à la prévention des catastrophes naturelles, comme les gouvernements locaux, les organisations humanitaires et le secteur privé. Une série de recommandations a également été développée, s’appuyant sur une réunion préparatoire d’experts qui s’est tenue à Tokyo dans les jours précédant la Conférence à Sendai.

Cartographie des sites français classés au patrimoine mondial de l’humanité

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