Le Grand Poitiers informe sa population sur le risque sismique

Grand Poitiers Les récents séismes survenus au Népal illustrent de façon dramatique les aléas résultant de catastrophes naturelles. Comment fait-on face au risque sismique sur Grand Poitiers? Explications.

L a construction en cours de 40 logements résidence de Provence (N.D.L.R.: aux Couronneries) illustre bien le principe de précaution qui a été étoffé par les nouvelles réglementations parasismiques, indique Gérard Gorgette, directeur de Sipea Habitat, l’un des principaux bailleurs sociaux sur Grand Poitiers. « Au lieu d’un préfabriqué en bois, il a fallu mettre en place une structure en béton et en métal qui enjambe l’immeuble existant pour assurer la rigidité et le contact avec le sol des logements qui s’y ajoutent en surélévation », complète-t-il.

Autre effet de la nouvelle législation parasismique: la résidence intergénérationnelle René-Amand à Saint-Cyprien (Poitiers) n’est pas aussi haute qu’elle aurait pu l’être: « à compter de 28 mètres, il s’agit d’IGH (immeuble à grande hauteur) avec des contraintes parasismiques plus fortes et plus coûteuses », explique M. Gorgette. Du coup, l’immeuble reste en-deçà de cette hauteur.

Un risque sismique modéré sur Grand Poitiers

Zones_sismique_2011Suite au Plan séisme du 21 novembre 2005, l’intégralité de Grand Poitiers se trouve dans la zone d’aléa sismique modéré (niveau 3 sur 5). Cela correspond au sol argilo-calcaire du seuil du Poitou: l’onde de choc d’un séisme souterrain s’y trouverait multipliée. L’Est de la Vienne au sous-sol granitique est classé en risque faible (niveau 2).

Depuis le 1 mai 2011, les bâtiments sont divisés en quatre classes. À l’exception du bâti dans lequel il n’y a aucune activité humaine de longue durée (classe 1) comme les hangars agricoles, toutes les autres constructions nouvelles ou d’extension de 30% et plus de la surface doivent intégrer des éléments parasismiques structurels, mais aussi pour certains éléments comme les cheminées, les cloisons ou les faux plafonds. La hauteur et le fait que le bâtiment accueille ou non du public sont pris en compte, avec des contraintes accrues. Il est demandé aux concepteurs de « préférer les formes simples, de limiter les effets de torsion et d’assurer la reprise des efforts sismiques ». Les responsables de la mise en oeuvre doivent aussi soigner les éléments de connexion comme les noeuds de chaînage des fers à béton.

Le contrôle des chantiers est obligatoire pour les immeubles de 28 m et plus de hauteur, les établissements recevant du public et des bâtiments comportant des éléments en porte à faux de plus de 20 m, ainsi que pour les éoliennes de 12 m et plus.

Ces obligations ne sont pas applicables aux bâtiments existants, sauf en cas de certains travaux importants, comme des extensions (voir plus haut). En cas de séisme notable, on peut donc se demander comment résisterait l’habitat historique de Poitiers. Les bâtiments ou habitations situés sur les coteaux des vallées de la Boivre ou du Clain pourraient souffrir d’éventuels glissements de terrain.

Risque_sismique_Poitiers

Comme pour les autres risques naturels, le maire a la charge d’assurer la sécurité de la population, via le PPR (plan de prévention des risques) sismique. Si besoin, les autorités préfectorales mettent en place des plans de secours départementaux type Orsec (organisation des secours).

(*)Les installations nucléaires, barrages, ponts et installations classées Seveso font l’objet d’une réglementation particulière.

Source : centre presse

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Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

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