Qui l’eu cru ! le spectre de la sécheresse est de retour avec les premières restrictions d’utilisation de l’eau

Nous pensions tous, après l’automne et l’hiver particulièrement pluvieux que nous avons vécu avec des précipitations supérieures à la normale de plus de 40% (relire notre bilan hydrologique au 15 avril), ne pas revoir la sécheresse de si tôt. Tel ne serait pas le cas en regardant la carte de météo France sur le rapport à la normale du cumul des précipitations de ce début de printemps 2014.

En effet, après plusieurs mois de quasi saturation générale de l’humidité des sols), situation qui d’ailleurs avait provoqué de nombreux problèmes de travaux agricoles, un asséchement très rapide est entrain de se produire. Le déficit pluviométrique et les températures relativement douces des deux derniers mois se traduisent désormais, sur une partie du territoire national, par une situation de déficit hydrique des sols superficiels

Secheresse_annoncé

Les départements de l’est de la France sont particulièrement impactés par ce déficit pluviométrique printanier. Toutefois, il n’y avait pas eu jusqu’alors de limitation de l’utilisation de l’eau par les préfets comme c’était le cas en 2011 & 2012.

secheresse_2011-12-13

Département du Cher : premières restrictions dans l’utilisation de l’eau

La préfecture du Cher a pris un arrêté diminuant de 20 % les prélèvements d’eau pour les agriculteurs. Ces premières restrictions dans l’utilisation de l’eau concernent uniquement les agriculteurs situés dans le bassin versant de l’Yèvre à l’amont de Bourges. Vingt-sept exploitations agricoles ont ainsi  vu leur volume d’eau initialement attribué être diminué de 20 % par un arrêté pris mi-avril.

« Ce genre de restrictions n’est pas handicapant »

Selon le communiqué de la Préfecture, « les niveaux de nappe observés à Savigny-en-Septaine et à Villequiers témoignent d’une recharge hivernale insuffisante à assurer des conditions hydrologiques satisfaisantes lors de la période d’étiage à venir ». Il convient donc « d’adopter des mesures de restriction préventives afin d’éviter un déficit de ressource en eau » durant l’été.

Ces premières restrictions peuvent surprendre, d’autant que le mois de février a été pluvieux (« 30 à 40 % de précipitations supplémentaires », selon la préfecture). Mais le mois de mars « a été particulièrement sec », avec un « déficit de pluviométrie de l’ordre de 60 à 70 % ».

« Il s’agit d’une gestion à l’année, souligne Étienne Gangneron, président de la chambre d’agriculture du Cher. Ce genre de restrictions n’est pas handicapant aujourd’hui parce que nous ne sommes pas en période de sécheresse. C’est de la bonne gestion. »

Une gestion qui a pour but d’essayer d’éviter – ou de limiter – des restrictions plus sérieuses pour les agriculteurs et même l’ensemble de la population durant l’été.

Share Button

Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*