Formation des « correspondants Risques Naturels ERDF » des communes du Béarn

ERDF a réuni les correspondants Risques Naturels du Béarn

Le souvenir de la tempête Klaus et de son passage ravageur en janvier 2009 reste dans les esprits des Béarnais. Combien d’arbres couchés, combien de lignes électriques arrachées. Entraînant plusieurs jours de désagréments dans des dizaines de foyers, obligés de s’éclairer à la bougie.

Pour ne plus revivre une telle situation, et au delà des travaux d’infrastructures d’enfouissement et de renforcement des lignes, une réorganisation a été déployée pour améliorer le travail des agents d’ERDF sur le terrain après un événement majeur.

Depuis 2012, les communes du Béarn bénéficient  d’un correspondant Risques Naturels qui l’interlocuteur privilégié avec le distributeur d’énergie.  Ce correspondant devra dans les premiers jours de crise faire remonter les informations, faciliter les interventions des personnels électriciens et informer les élus locaux et la population.

Afin de présenter le rôle du distributeur d’énergie aux élus dont la plupart débutent leur mandat, et de rappeler celui du correspondant Risques Naturels et leur lien avec Erdf. Jean-François Harignordoquy, interlocuteur privilégié d’Erdf auprès des communes et spécialiste dans des travaux sous tension (TST), a réuni 70 communes des Pyrénées-Atlantiques .

Les thèmes abordés pendant cette réunion ont été la structure des réseaux électriques, le fonctionnement du réseau sur incident BT (Basse Tension) ou HTA (Haute Tension de Type A), l’organisation d’ERDF en cas d’incidents généralisés ou d’événements exceptionnels, les règles de sécurité à respecter en cas de lignes électriques au sol et les lieux de vie (endroit sécurisé en alimentation électrique de chaque commune).

Dans son contrat de service public, Erdf doit réalimenter 95 % des sinistrés dans les 5 jours. Ce délai qui semble très long, demande la mise en œuvre d’énormes moyens en cas de crise majeure comme en 1999.

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Retex sur le Black-out géant dans les Hauts-de-Seine en janvier dernier

Souvenez-vous, le week-end du 12 & 13 janvier 2013, plus de 70.000 foyers des Hauts-de-Seine, et plus particulièrement ceux des villes de Levallois-Perret et de Neuilly-sur-Seine, ont fait l’objet d’une coupure d’électricité géante pendant plus de 48 heures.A l’origine de la panne un incendie survenu dans un poste de transformation à Levallois-Perret, le samedi matin.
Pour rétablir l’alimentation électrique, ERDF avait déployé une trentaine de groupes électrogènes sur les communes de Levallois et Neuilly-sur-Seine, les deux les plus touchées par la coupure. D’autre part, cette panne avait obligé les commerces, dont un shopping center haut-de-gamme à fermer leurs portes le premier samedi des Soldes…les générateurs de secours mis en place n’ayant pas tenu !
En préambule de l’audition de Madame Sophie DESCHIENS, Adjoint au Maire de Levallois-Perret et de la direction d’ERDF Ile-de-France par le Haut comité français pour la défense civile ce Jeudi 14 Février 2013, afin de mieux analyser cette crise, nous vous présentons le dispositif de gestion de la crise mis en place par la Ville de Neuilly-sur-Seine.

Rappel des faits

Samedi 12 janvier vers 7 h 45, un poste « source » situé à Levallois et alimentant les transformateurs de distribution de la totalité de Levallois, d’une petite partie de Courbevoie et de 60 % de Neuilly, a pris feu, provoquant une interruption de la distribution du courant. Dès 8 heures, un premier contact a été établi par la mairie avec ERDF.

Mais c’est seulement en fin de matinée, que la Ville a été informée par ERDF que la crise risquait de durer. Aussitôt, le Maire a décidé la création d’une cellule spéciale qui s’est réunie dès 13 heures. ERDF y a dépêché un de ses ingénieurs afin d’assurer la liaison avec la cellule de crise ERDF située à son siège, à Nanterre.

  • Élus et services mobilisés pour informer et accueillir

Une plateforme téléphonique municipale, spécialement dédiée à la panne, a été mise en place pour répondre aux légitimes demandes d’information de la population. Du personnel municipal, épaulé par de nombreux élus, a été appelé pour permettre l’accueil à l’Hôtel de Ville des Neuilléens qui souhaitaient se réchauffer, se restaurer, ou y passer la nuit. Cet accueil a été assuré durant tout le week-end. Pour leur part, la Protection civile et la Croix-Rouge ont spontanément mis à disposition leurs équipes pour se rendre au domicile de personnes âgées ou fragiles.

Par ailleurs, c’est par le biais du compte Twitter du Maire et de la plateforme téléphonique municipale que de nombreux habitants ont fait part de leur situation, informations relayées en temps réel auprès d’ERDF.

  • Une cellule de crise renforcée

erdf_groupeelectroDimanche matin, le Maire a saisi directement la présidente d’ERDF pour que soit renforcée l’action de l’entreprise sur le territoire de Neuilly. À sa demande, une équipe complète d’ERDF est venue épauler la cellule de crise municipale et permettre de répondre plus rapidement aux demandes de la population. Cette cellule de crise a été maintenue jusqu’au vendredi suivant. La Ville a pu ainsi accompagner et faciliter l’installation des 26 groupes électrogènes qui ont été implantés sur le territoire de la ville au cours du week-end, les derniers arrivant dans la nuit du dimanche.

  • Ouverture d’enquêtes

Au regard de la gravité et de la durée de la crise, de ses conséquences pour la population, Jean-Christophe Fromantin et Patrick Balkany, député maire de Levallois, ont demandé conjointement l’ouverture d’une enquête parlementaire et la création d’une commission d’enquête chargée d’effectuer un bilan des installations ERDF sur tout le territoire français et d’émettre des recommandations destinées à renforcer la sécurité des installations. Une enquête interne est par ailleurs en cours au sein de l’entreprise ERDF.

Distribution de l’électricité : comment ça marche

Le courant électrique est transporté du lieu de production au secteur de distribution en très haute tension, 225 000 volts. Le réseau de transport aboutit dans des postes « source » qui transforment la tension du courant en 20 000 volts et le délivrent à un réseau de distribution via des postes situés dans les quartiers. Ces postes transforment la tension de 20 000 volts en 230 volts à destination du réseau qui alimente les particuliers, les entreprises, etc. Cette structuration est faite pour éviter de trop grandes pertes de courant dans la distribution. En effet, plus la tension est élevée plus le courant peut être transporté sur de longues distances sans perte notable.

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Des « Référents/Correspondants » Tempête dans les communes

Plusieurs associations des Maires (Charente-Maritime, Gironde, Landes) et l’ERDF ont créé un partenariat dynamique et constructif pour gérer les tempêtes et améliorer l’efficacité des interventions. Pour cela 2 référents tempête ont été nommés, après formation, dans les Communes de ces départements.

Qui est il ?
Le correspondant tempête et son suppléant sont choisis par le maire. Dans les petites communes c’est le maire qui, s’il le souhaite, en aura la fonction.
Le « CT » est un homme de terrain qui se caractérise par une bonne connaissance des réseaux électriques de sa commune. Si besoin est, l’ERDF du département peut lui faire parvenir une carte des réseaux électriques de sa commune, lui transmettra des fiches diagnostic accompagnées d’un dossier, et assurera sa formation.
Le « CT » est un homme de proximité qui est connu des habitants de la commune ou qui se fera connaître des habitants de la commune qui pourront l’aider dans le diagnostic des incidents.

Le rôle du référent :
Il n’est en aucun cas « un technicien réseau ERDF temporaire », mais un lien direct avec l’ERDF en cas de crise.
Il participe à l’élaboration rapide des premiers diagnostics des réseaux sur sa commune, grâce aux informations qu’il reçoit des administrés et de sa propre vision du terrain. Il qualifie, par conséquent les incidents puis transmet l’information à l’ERDF. Il est le seul autorisé à joindre la cellule de crise ERDF.
Il invite les habitants à ne pas appeler ERDF afin d’éviter la saturation, mais à recueillir toutes les informations sur les dégâts causés au réseau.
Il aura également mission d’organiser l’accompagnement des équipes d’intervention pour réalimenter le plus rapidement possible le plus grand nombre de clients. Il doit également informer les habitants des mesures de sécurité (fils à terre, transfos endommagés, utilisation des groupes électrogène etc…

Quelles sont ses actions ?
C’est un vecteur d’information : il diffuse les recommandations d’ERDF
Gironde auprès des habitants. Il fait remonter les situations à risque pour arbitrage par les cellules de crise.
C’est un vecteur de communication : il rassure les populations, les maires en les tenant informés de l’état des travaux, de leur avancement.
Il participe à l’élaboration rapide des premiers diagnostics des réseaux sur sa commune, grâce aux informations qu’il reçoit des administrés, en s’appuyant sur les fiches diagnostics ainsi que sur la formation reçue d’ERDF.
Il informe la population afin que dans les premières heures après les intempéries, elle n’appelle pas ERDF dans le but d’éviter de saturer les lignes téléphoniques.
La population écoute les radios locales afin de se tenir informée du déroulement des opérations et des recommandations.
Il assure la liaison avec la base travaux, par l’intermédiaire d’un agent ERDF désigné.
Il organise l’accompagnement des équipes d’intervention pour accélérer les dépannages.

En Charente-Maritime plus de 800 référents tempête formés

Suite à la désignation de plus de 800 référents tempête au sein des communes de Charente-Maritime, un cycle de 5 réunions d’information a débuté en juin dernier.
Lancée en 2009, l’opération « référents tempête » de Charente-Maritime entre actuellement en phase opérationnelle. Les réfétents tempête étant désormais désignés, ERDF organise avec l’Association des Maires de la Charente-Maritime des réunions de formations afin de leur fournir les clefs pour gérer efficacement les situations de crise.
Le contenu de cette formation est axé sur les constats à effectuer sur le terrain dans les heures suivant un évènement climatique majeur. Au programme : savoir distinguer les réseaux électriques basse et moyenne tension, avoir une connaissance basique du fonctionnement des postes de transformations et de leurs accessoires. Lors de ces réunions, les modes de communication privilégiés avec les cellules de crise d’ERDF sont également détaillés.

En Gironde (33), les maires testent la coordination et la communication de leurs « référents tempête »

Lors de l’exercice du jeudi 13 octobre qui simulait une tornade en Gironde, les correspondants tempête des communes de la Gironde ont mesuré leur efficacité avec les services d’ERDF et de France Telecom. Inspiré des tempêtes de 1999 et 2009, cette fausse tornade avait comme objectifs principaux de tester l’efficacité du dispositif « correspondants tempête » ainsi que la coordination des actions et la communication entre trois partenaires à l’origine de cet exercice : l’Association des Maires de Gironde, ERDF et France-Télécom Orange. Créés dès 2007 en Gironde, ces correspondants tempêtes sont des élus formés au fonctionnement des réseaux électriques et téléphoniques, capables de poser un premier diagnostic des dégâts. Autant dire que ces correspondants tempêtes permettent un gain de temps essentiel sur les interventions.

Plus d’infos :

Guide de formation des correspondants tempête : Guide_correspondant_tempete

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Les maires de la Gironde testent l’efficacité de leurs « référents tempête »

Le jeudi 13 octobre, l’Association des Maires de Gironde, ERDF et France-Télécom Orange simulaient pour les besoins d’un exercice de gestion de crise, une tornade en Gironde dont les conséquences s’inspirait des tempêtes de 1999 et 2009, afin de de tester l’efficacité du dispositif « correspondants tempête ».

Cet exercice grandeur nature s’est déroulé dans la commune de Faleyras au coeur de l’Entre Deux Mers avec un passage fictif de la tornade à 8h45. Le scénario imaginé est extrême voire apocalyptique : le réseau électrique et téléphonique est en partie détruit et les quatre antennes du réseau mobile qui couvrent la commune de Faleyras sont elles aussi tombées hors service au bout d’une heure par défaut d’alimentation électrique. A cela s’ajoute des problèmes de voiries encombrées par les arbres, des blessés et une population sinistrée qui demande de l’aide et des informations.

A Faleyras, le Maire Josie Besse-Castant a enclenché dès 9 heures, le plan communal de sauvegarde, mis en place une cellule de crise à la Mairie et envoyé sur place le correspondant tempête. Un centre d’organisation regroupant ERDF, France Télécom et l’Association des Maires de Gironde, est mis en place au foyer municipal,

Objectifs : tester le dispositif « correspondants tempête » et mesurer la capacité des différents acteurs à échanger des informations

L’objectif de ce jeu de rôle grandeur nature était de tester un ensemble de dispositifs de crise communs. En premier lieu, il s’agit de mesurer l’efficacité des correspondants tempête dans lequel sont impliqués à la fois l’AM33, ERDF et France Télécom. Créés dès 2007 en Gironde, ces correspondants tempêtes sont des élus formés au fonctionnement des réseaux électriques et téléphoniques, capables de poser un premier diagnostic des dégâts. Autant dire que ces correspondants tempêtes permettent un gain de temps essentiel sur les interventions. Grâce à des formations régulières ils sont désormais « indispensables et opérationnels » souligne Gérard César, le Président de l’AMG. Second objectif de cet exercice de crise : mesurer la capacité des différents acteurs à travailler ensemble et à échanger des informations. Un besoin exprimé tant par ERDF, que par France Télécom et l’AMG. Selon Sophie Ribeton, de l’AMG « il faut être en capacité de transmettre une information à France Télécom ou à ERDF sur les besoins de la population, mais aussi avoir de leur part une information descendante à transmettre aux habitants et ne pas les laisser dans l’incertitude. »

Cet exercice grandeur nature fut aussi l’occasion pour chaque acteur de faire ses propres tests de mise en situation. Ainsi, ERDF Gironde a pu tester le dispositif des « réseaux auto-cicatrisants », qui par un système d’appareils télécommandés permettent de réduire considérablement la poche d’incident, et donc de clients pénalisés. Du côté de France Télécom, l’exercice de Faleyras, est non seulement l’occasion d’avoir une première expérience terrain avec les correspondants tempête mais aussi de tester son système « NordNet » qui permet d’établir une liaison téléphone et internet par satellite. Un moyen pour sécuriser les communications pour au moins un lieu de vie dans les communes ayant choisi de s’abonner à cette offre.

Le bilan de l’exercice n’est pour l’instant pas connu. Pour l’Association des maires de la Gironde l’impression générale est plutôt bonne, avec un bémol tout de même, la gestion de la presse et des journalistes qui semblent avoir beaucoup perturbé cette machinerie peut-être trop structurée et enfermée dans sa bulle.

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