TARTAS : première commune landaise labellisée Pavillon Orange

PO_TartasTartas est la première commune Landaise qui voit son plan communal de sauvegarde et plus globalement sa politique de sécurité civile, labellisé Pavillon Orange.

Ce label est décerné depuis 2009 aux communes qui répondent à un certain nombre de critères en termes de sauvegarde et de protection des populations face aux risques et menaces majeurs, et qui ont notamment réalisé un Plan Communal de Sauvegarde. Cette labellisation Pavillon Orange salue l’action volontariste de la municipalité, mise en œuvre par les Elus et agents communaux.

La reconnaissance de la commune de Tartas est à mettre en exergue compte tenu du taux de réalisation des PCS dans ce département des Landes. En effet, à fin 2013, 136 communes avaient finalisé la rédaction de ce document d’organisation face aux risques majeurs alors que seules 72 sur les 331 que compte le département, en ont l’obligation. Cet engagement départemental, actuellement unique au niveau national, fait suite à la tempête Klaus du 24 janvier 2009 et au mouvement de solidarité qui a suivi (dont le concert de Francis Cabrel) permettant de récolter 300 000 € pour financer, entre autre, les plans communaux de sauvegarde.

Tartas_PCS-PO

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L’érosion, un aléa à gérer pour les maires du littoral Landais

Les Landes comptent près de 120km de sable fin. Cet espace naturel fragile est soumis à l’érosion. Sur près de 90% de la côte aquitaine, cette érosion n’a pas de conséquence grave, puisqu’elle touche des zones forestières ou naturelles.

Mais dans les zones habitées, la problématique est toute autre. La gestion de cet aléa peut devenir un véritable casse-tête pour les élus qui doivent à la fois prendre en compte les enjeux humain, économique et environnementaux. D’ailleurs, la nouvelle loi de submersion marine contraint plusieurs communes à disposer d’un Plan de Prévision des Risques Submersion et par voie de conséquence, d’un plan communal de sauvegarde.

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Découvrez dans ce reportage les exemples de Capbreton et de Contis, sur la commune de Saint-Julien-en-Born.

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Les Landes(40) : un département sujet aux tempêtes

En météorologie, une tempête se définit comme une zone étendue de vents violents, générés par un système de basses pressions (une dépression atmosphérique).

Sur terre on parle de tempête lorsque les rafales sont supérieures à 90km/h.
En mer, c’est lorsque le vent moyen est supérieur à 90km/h, ce qui correspond à des rafales de plus de 110km/h.

L’échelle Beaufort , allant de 0 à 12, permet d’estimer la vitesse moyenne du vent par la seule observation des effets du vent sur la surface de la mer.
Les forces 10 et 11, qualifiées de « tempête » et « violente tempête », correspondent à des vents moyens de 89 à 117 km/h et des rafales de 110 à 150 km/h.

Voici quelques dates marquantes, relativement récentes, de tempêtes ayant touché le département des Landes (Source Météo-France ) :

  • Février 1952 : Du 31 janvier au 4 février, des pluies diluviennes s’abattent sur les Pyrénées et font monter tous les cours d’eau du Sud-Ouest, provoquant de nombreuses inondations.
    Les dégâts sont importants : on déplore une dizaine de disparus, des milliers d’habitations ravagées par les flots.
    Pour l’Adour à Dax, ce sera la crue du siècle, 6,52 m le 5 février 1952, sans atteindre néanmoins le niveau d’avril 1770 : 6,80 m.
  • Les 1er et 2 décembre 1976 : une forte tempête touche le Sud-Ouest de la France, occasionnant des rafales à 144 km/h à Biarritz.
    En mer, la tempête est terrible, avec des creux de 14 mètres, et trois navires marchants (deux cargos et un pétrolier de 200m de long) viendront s’échouer sur les plages de Seignosse et de Mimizan !
  • Du 10 au 15 décembre 1981 : les pluies sont très abondantes sur les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées.
    Les inondations les plus importantes affectent le bassin de la Garonne et de l’Adour causant des dégâts considérables : 60 communes sinistrées dans les Landes.
    A Dax, l’Adour connaît sa deuxième crue du siècle après celle de février 1952 : le niveau atteint 6m03 le 6 décembre 1981.
  • Octobre 1984 : Lors de cette tempête, des rafales sont enregistrées à 119 km/h à Biscarrosse.
    Les dégâts relatés par les différents médias concernent le plus souvent les actions du vent sur les arbres, les maisons et les bateaux de plaisance du Bassin d’Arcachon et des différents lacs littoraux.
  • Juin 1987 : cette fois le Sud-Ouest de la France est touché par une Ligne de grains : c’est un phénomène qui ne dure que quelques minutes, mais au cours duquel la vitesse du vent s’accroît de façon brusque et marquée avec un net changement de direction (45 à 90 °)
    Les pointes de vent les plus fortes sont observées sur la côte nord des Landes (122 km/h). On compte 5 morts, de nombreux blessés et d’importants dégâts : arbres déracinés, coupures d’électricité, échafaudages couchés, chapiteau emporté…
  • Février 1989 : Des pluies abondantes sont enregistrées, les vents sont particulièrement forts sur les régions côtières et l’Aquitaine, entraînant des dégâts importants. le 26 février, 122 km/h à Biscarrosse, 101 km/h le lendemain.
  • Du 6 au 8 Février 1996 : Le vent souffle en tempête avec des rafales de plus de 130-140 km/h sur la côte Atlantique (176 km/h à Cap-Ferret). Cette tempête est localement accompagnée de pluies fortes.
    L’étendue géographique du phénomène associée à son caractère durable ont entraîné de nombreux dégâts sur l’ensemble du Sud-ouest : arbres arrachés, voitures et toitures endommagées, courant coupé, circulation ferroviaire très ralentie par les arbres sur les voies, coupure d’électricité ; la Garonne sort de son lit, les vagues se déchaînent sur les côtes aquitaine et Charentaise. La tempête a aussi généré d’importants chablis de pin maritime en Aquitaine (1,5 million de m3 d’arbres déracinés). Au final, les dégâts sont très importants sur la moitié nord ouest de la région où l’on déplore plusieurs morts
  • Les 26 et 27 Décembre 1999 : Deux tempêtes, nommées Lothar et Martin, dévastent l’ouest de l’Europe avec des vents soufflant jusqu’à plus de 170 km par heure dans les terres, du jamais vu !
  • Ces deux ouragans sont exceptionnels
    – par leur intensité : en haut de la Tour Eiffel, l’anémomètre reste bloqué à son maximum, 216km/h !
    – par le territoire concerné : France, Suisse, Allemagne, Danemark
    – par des rafales supérieures à 120 km/h sur toute la France : à Biscarosse les rafales atteignent 166km/h
    – et par la gravité et l’ampleur des conséquences : 91 morts dans les différents pays, 140 millions de m3 de chablis.Image de tempête

    Photo prise le 24 janvier 2009, l’estacade tient bon !
  • Du 23 au 25 Janvier 2009 : cette tempête, appelée Klaus, d’une « intensité comparable » à celle de décembre 1999, ne touche « que » le sud-ouest de la France, l’Andorre et le nord de l’Espagne.
    Depuis la mise en place de la vigilance, c’est la première fois qu’une alerte Rouge est lancée pour cause de vents violents.
    Des records historiques de vitesse du vent sont battus : Biscarosse 172km/h, Dax 137km/h.
    On déplore la mort de 31 personnes en Europe, dont 18 en France, ainsi que 1,7 millions de personnes privées d’électricité.
  • Février 2010 : la tempête Xynthia occasionne à nouveau une Alerte rouge.
    Des rafales dépassant les 120 km/h sont observées sur la côte Atlantique, provoquant des vagues de l’ordre de 8 mètres dans le Golfe de Gascogne, et surtout une surcote de l’ordre de 1 mètre.
    La tempête est moins forte que celle de 1999, mais l’effet conjugué des fortes vagues, de la surcote, et des coefficients de marée élevés (102) provoquent des inondations meurtrières et des dégâts de grande ampleur.

 

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Etat de catastrophe naturelle pour 64 communes

64 communes de 24 départements peuvent se prévaloir de l’état de « catastrophe naturelle » suite à des inondations et à des coulées de boue en 2010-2011 ou suite à des mouvements de terrain en 2009-2010-2011.

C’est ce qu’indique un arrêté publié au Journal officiel du jeudi 15 décembre 2011. Les départements concernés sont les suivants : Aisne, Allier, Alpes-Maritimes, Ardennes, Ariège, Cantal, Eure, Finistère, Gers, Gironde, Indre-et-Loire, Landes, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Nord, Orne, Hautes-Pyrénées, Sarthe, Deux-Sèvres, Tarn, Var, Val-d’Oise, Guadeloupe et Martinique.

L’état de catastrophe naturelle est constaté par un arrêté interministériel qui détermine les zones et les périodes où s’est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages occasionnés par celle-ci. La victime dispose de 10 jours après la parution de l’arrêté au Journal officiel pour en faire la déclaration à son assureur.

Arrêté du 12 décembre 2011 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle : @

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