Colloque : expériences, bilans et perspectives des PAPI

Les  27 et 28 janvier 2015, les 11 ème rencontres Géorisques de l’Institut de Recherche de l’Université Paul Valéry de Montpellier 3 aborderont  « Les Programmes d’Actions et de Prévention des Inondations (PAPI) : Expériences, bilans et perspectives ».

PCS Resilience Colloque_PAPI

Après un bilan de la première génération de PAPI 2003-2009, les règles ont été affermies en 2011 et les PAPI sont devenus des outils majeurs de la prévention des inondations en France.

La seconde génération doit se positionner dans le cadre de la Directive européenne Inondation (DI) de 2007 et présente donc un certain nombre de nouveautés. Alors que les structures de bassins versants commencent à s’approprier l’outil, un certain nombre de déclinaisons de la DI 2007 et la mise en place prochaine des PGRI ainsi que les modifications en termes de compétences GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques) découlant de la loi MAPAM viennent jeter le trouble sur l’avenir de cet outil.

Comment ces différents dispositifs se coordonneront-ils? Quels acteurs garderont la compétence des PAPI à l’avenir ?

Cette 11ème rencontre Géorisque invite les professionnels, acteurs locaux, élus, chercheurs impliqués ou intéressés par l’outil PAPI à participer et à échanger sur leurs savoirs et expériences par des interventions orales ou des posters. La prise de parole sera limitée à 20 minutes par intervenant et sera suivie d’un échange de 10 minutes.

Premier jour – 27 Janvier 2015 :

  • Bilan des PAPI
  • Historique : évolution du programme depuis sa création
  • Bilan PAPI de première génération
  • Témoignages d’acteurs. Quels enseignements en tirer (points positifs et points à améliorer) ?
  • Mise en œuvre des PAPI et financement
  • Les actions de réduction de la vulnérabilité

Deuxième jour – 28 Janvier 2015 :

  • Perspectives d’avenir
  • Articulation des PAPI et de la Directive Inondation (PGRI, TRI)
  • Évaluation des PAPI
  • Bilan et évolution de l’ACB (Analyse Coût-Bénéfice) et démarche AMC (Analyse Multicritères)
  • Articulation PAPI et nouvelles compétences Gemapi
  • Culture du risque , culture de crise Comment les mettre en œuvre ?

Programme
Fiche d’inscription

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PAPI et PSR labellisés au 1er janvier 2013

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Le PAPI Têt et le PAPI Réart dans les Pyrénées Orientales mobiliseront près de 25 millions d’euros

bouton-papi Créés en 2003, les Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) visent à réduire les conséquences des inondations sur les territoires à travers une approche globale du risque, portée par un partenariat entre les services de l’Etat et les acteurs locaux.

Depuis février 2011, les PAPI constituent un dispositif de transition préparant la mise en œuvre de la Directive inondation et à ce titre, ils portent sur l’ensemble des types d’inondation (débordement de cours d’eau, ruissellement, remontées de nappes, submersions marines…).

Pour être labellisés, les projets doivent s’appuyer sur un diagnostic précis du risque sur le territoire, une stratégie locale explicite, et un programme d’actions équilibrés alliant actions sur l’aléa et réduction de la vulnérabilité, développement de la culture du risque et préparation à la gestion de crise. La démarche doit être intégrée aux autres politiques publiques mises en œuvre localement, comme celles liées à la préservation de l’environnement et à l’aménagement du territoire.

De plus cette démarche doit être conduite dans le cadre d’un partenariat étroit entre acteurs locaux et services de l’Etat autour d’une gouvernance renforcée. Enfin, ce label ouvre droit à des financements de l’Etat issus principalement du Fonds Barnier.

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La prévention des risques s’invite au premier conseil des ministres de l’année 2012

PREVENTION DES INONDATIONS

Au Conseil des ministres du 4 janvier 2012, la ministre de l’Ecologie a présenté sa politique de prévention des inondations dont les grandes lignes visent à définir d’ici septembre 2012 des territoires à risque important d’inondations, à prescrire plus de 303 plans de prévention des risques littoraux, à généraliser les « PAPI » et à réformer le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles.

Dans le cadre de la directive européenne « inondations », des évaluations préliminaires des risques d’inondation sont en cours de mise en œuvre au niveau des bassins hydrographiques de métropole et d’outre-mer afin de définir d’ici septembre 2012 des territoires à risque important d’inondations et rassemblant les plus forts enjeux pour lesquels seront définies des stratégies locales. Les départements d’outre-mer feront l’objet d’une attention particulière au vu des caractères spécifiques de leur climat, de leur géologie et de leur topographie.

Concernant le plan « submersions rapides », adopté le 17 février 2011 à la suite de la tempête Xynthia et des inondations dans le Var de 2010, sa mise en œuvre a identifié que 303 communes nécessitaient en priorité d’un plan de prévention des risques littoraux. Ce plan s’appliquera jusqu’en 2016, et se donne pour objectifs de protéger les habitants, de renforcer 1200 km de digues, d’améliorer les systèmes d’alerte et de vigilance. A cet égard, Météo France a lancé, en octobre 2011, la vigilance « Vagues – Submersions marines » et déploie un nouveau dispositif d’avertissement « Pluies intenses » grâce à la rénovation des radars et au renforcement du réseau.

Quant au programme de prévention des inondations (Papi) labellisé par la Commission mixte inondation (CMI), il va se développer partout en France. Outre les renforcements d’urgence, en particulier en Vendée et Charente-Maritime, 14 projets représentant un coût total de 265 M€, avec un soutien de l’Etat via le fonds de prévention des risques naturels majeurs de plus de 91 M€, ont déjà été sélectionnés. Ces actions seront poursuivies par les ministères, les préfets, les services déconcentrés et les établissements publics, en lien étroit avec les acteurs locaux, en particulier les collectivités locales.

Enfin, le Gouvernement va soumettre à l’examen du Conseil d’Etat un projet de loi portant réforme du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles. Ce projet comporte un volet visant à une meilleure incitation à la prévention des risques naturels, notamment des inondations.


SECURITE ROUTIERE

Claude Guéant veut rendre obligatoire l’éthylotest dans les véhicules, à compter du printemps 2012 et interdit dès le 5 janvier 2012, la détention ou l’usage de tout dispositif informant de la localisation de radars fixes ou mobiles.

Au Conseil des ministres du 4 janvier, le ministre de l’intérieur a confirmé les mesures décidées par le comité interministériel de sécurité routière (CISR) visant à réduire le nombre de tués sur les routes. Malgré un rebond du nombre d’accidents en début d’année 2011, la politique visant à diminuer la vitesse des automobilistes a permis de réduire en une décennie le nombre de victimes de la route d’environ 500 000 blessés et 32 000 tués. Pour l’année 2011, le bilan provisoire serait de 3959 personnes décédées sur les routes. Afin de se rapprocher de l’objectif fixé par le Président de la République qui est de moins de 3 000 morts sur les routes, plusiuers mesures décidées par le CISR entrent en application par décret le 4 janvier.

Elles concernent principalement la prévention contre l’alcool au volant et le dépassement de la vitesse autorisée. Ainsi, à compter du printemps 2012, l’éthylotest sera obligatoire dans les véhicules afin d’inciter le conducteur à l’auto-évaluation de son alcoolémie. Le déploiement de radars se poursuivra en 2012 et à compter du 5 janvier 2012, la détention ou l’usage de tout dispositif informant de la localisation de radars fixes ou mobiles sera interdit. Par ailleurs, il est préconisé l’installation dans les véhicules d’un limiteur automatique adapté à la vitesse autorisée.

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