Devant les lenteurs des services de l’État, le maire de la Baule prend des mesures pour anticiper la protection des côtes

Yves Métaireau, le maire de la Baule, président de Cap Atlantique et des maires ligériens l’avait annoncé à la fin du dernier conseil municipal baulois. « Nous allons prendre des mesures d’ici la fin de l’année pour anticiper la protection des côtes, les demandes de procédures sont lentes, il faut trouver des mesures palliatives ».

Réaliser un PAPI
C’est accompagné d’Yves Lainé, le maire du Pouliguen et de Michèle Poupard, ajointe guérandaise chargée de l’environnement et du patrimoine qu’Yves Métaireau a tout d’abord rappelé son inquiétude : « Il y a forcément un risque de nouvelles inondations ; avec un coefficient de marée de 85, on est déjà en sur cote. Si par malheur, il y a convergence entre une grande marée, de la pluie et une tempête avec des vents de Sud, nous nous retrouverons dans une situation proche de Xynthia ».

Yves Métaireau est énervé contre les procédures exigées : « Il a fallu produire un certain nombre de dossiers, comme la mise en place d’un plan communal de sauvegarde, un plan de subvention rapide, que le Préfet prescrive un plan de protection contre le risque des inondations et la cerise sur le gâteau, cette demande de réaliser un PAPI ».

Le PAPI est un programme d’actions et de préventions des inondations, délai, trois ans. « Mais, c’est juste le hors-d’œuvre », poursuit Yves Métaireau : « Il faudra aussi faire une étude d’impact, une autorisation au titre de la loi sur l’eau, une évaluation des incidences de ces travaux au titre de Natura 2 000, un dossier pour la commission départementale Nature, Paysages des sites et enfin une étude de danger ».

À la question : Cela prend combien de temps ? « La réponse des services de l’État est de deux à quatre ans » fulmine Yves Métaireau qui a eu beau d’écrire au président de la république, au premier ministre et au ministre de l’environnement Nathalie Koscuisko-Morizet. « Je n’ai que des réponses polies ».

Des ouvrages provisoires

Alors, devant ce parcours d’obstacles et le sentiment d’un non-aboutissement rapide du dossier de prise en charge, la décision de financer des ouvrages provisoires de défense de côtes et de l’étier a été prise et devrait être entérinée par le SIVU du port La Baule-Le Pouliguen le 25 novembre prochain.

L’enveloppe financière est de 500 000 à 650 000 €. Ces ouvrages sont un palliatif en attendant des définitifs financés par l’État dont le montant de travaux est estimé entre 7 et 8 millions €.
« Il est hors de question d’attendre un nouveau Xynthia, cela serait dommage qu’une des plus belles baies du monde voie des quartiers de sa ville inondés ».

Le renforcement des berges autour de l’étier devrait protéger provisoirement 1 200 personnes directement concernées et éviter de nouveaux dégâts. « Nous avons le devoir de rassurer la population ». Comme il ne faut pas trop compter sur des aides extérieures et je le déplore, on va se débrouiller par nous-mêmes », poursuit le maire.

Très pratiquement, les travaux de renforcement seront réalisés pour pallier une montée des eaux à hauteur de 3,80 m. Des sacs de sable de lestage, des murets, des talus et du confortement des berges avec de l’enrochement vont venir en supplément de travaux déjà effectués.

Deux bassins de rétention des eaux pluviales seront aussi réalisés et un radar d’alerte de montée des eaux mis en place.

Ces travaux devraient être exécutés avant la prochaine grande marée de mars 2012.

source La Baule Info

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Les aides finançières en matière de prévention des inondations soumises à la réalisation d’exercices de simulation du PCS

Le financement des actions de prévention des inondations portées par les communes seront soumises dorénavant à la réalisation d’exercices de simulation du plan communal de sauvegarde.

Interrogée par les grands médias lors de la présentation de la nouvelle vigilance météorologique de météo France, la ministre de l’Ecologie, du ¬Développement durable, des Transports et du Logement a rappelé la nécessité pour les communes de mettre en place un plan communal de sauvegarde. Pour NKM, « ces plans contiennent des procédures d’alerte et d’évacuation adoptées par les communes ».

Afin d’inciter les municipalités à les élaborer, l’État a conditionné le financement des programmes d’action de prévention des inondations portés par les villes, connus sous l’acronyme « PAPI », à l’établissement d’un plan communal de sauvegarde. De plus, les communes pour lesquelles un plan de prévention des risques est prescrit doivent dorénavant y adjoindre un PCS.

Excercice à Gichen
Toutefois, la mesure de l’opérationnalité de ces plans d’organisation pour le jour « j » nécessite pour les villes de réaliser des exercices de simulation. Aussi, depuis cette année, l’attribution des financements de l’Etat va en priorité aux communes qui se sont investies dans la mise en oeuvre d’un exercice. La prise en mains du PCS au travers des exercices figurent donc parmi les critères permettant d’accorder ou non des aides. D’autre part, les préfets ont reçu ordre d’être très vigilants au développement de ces entraînements.

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Noirmoutier-en-l’Ile : labellisation de son Papi par la Commission mixte inondation

Résultat de 30 ans de travail et d’expérience en matière de défense contre la mer, la communauté de communes de Noirmoutier-en-l’Ile a vu le 12 juillet dernier la labellisation de son Papi (Programmes d’actions de prévention des inondations), par la Commission mixte inondation. Cette labellisation conditionne l’obtention de financement à hauteur de 1,2 million d’euros. Une première en France sur le littoral souligne Noël Faucher, le président.
ile de noirmoutier xynthia
Xynthia : une prise de conscience des enjeux de protection des populations

Lors de la tempête du 28 février, des dégâts très importants ont été constatés sur les ouvrages de protection face à la mer. Suite à cette catastrophe, l’Etat a engagé une réflexion globale sur la gestion des risques d’inondation.

Dès le printemps 2010, les élus de Noirmoutier ont activement contribué à cette réflexion avec le COPRNM (Conseil d’Orientation pour la Prévention des Risques Naturels Majeurs) et du CEPRI (Centre Européen de Prévention des Risques d’Inondations). Lors des débats, il a défendu notamment la nécessité de construire une stratégie nationale « Digues et Défense contre la Mer ».

Le Président de la communauté a été désigné comme représentant de l’Association Nationale des Élus du Littoral et de l’Association des Maires de France au sein de la Commission Mixte Inondations, chargée de piloter la mise en œuvre de la politique de gestion des risques d’inondation et qui s’est réunie pour la première fois le 12 juillet 2011.

un nouveau cadre d’intervention et de financement : le PSR et le PAPI

Les travaux des différentes missions d’étude ont permis à l’État de mettre en place dès le mois de février 2011 un programme national de gestion des risques d’inondation, qui s’articule en quatre axes :

1) La maîtrise de l’urbanisme avec une meilleure coordination des Plan de Prévention des Risques Naturels, des SCOT et des PLU,
2) L’amélioration de l’alerte et de la prévision en renforçant les systèmes d’observation du littoral,
3) La sécurisation des ouvrages de protection,
4) Le développement d’une culture du risque des populations, en encourageant la mise en place des Plans communaux de sauvegarde et l’utilisation des nouvelles technologies par exemple;

de nouveaux outils désormais à la disposition des collectivités locales :

1) Les plans communaux de sauvegarde permettent d’améliorer la gestion des catastrophes naturelles dans les procédés d’alerte et de gestion de crise. Toutes les communes de l’île sont actuellement engagées dans cette démarche.
2) La mise en œuvre des Plans de Prévention des Risques Naturels a été actualisée et accélérée. Le Préfet de Vendée a prescrit le PPRI de l’île de Noirmoutier le 6 janvier 2011 : il prend en compte les risques de submersion marine, d’érosion, d’inondation, et d’incendie. Les nouvelles directives insistent particulièrement sur une meilleure prise en compte de l’aléa de submersion marine et une application ferme de ce risque dans les autorisations de construction.
3) Les Plans d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI), sont des plans d’actions intégrés, au niveau d’un bassin de risque cohérent, permettant de planifier des actions de prévention, de surveillance, d’alerte et de gestion de crise, de prise en compte du risque dans l’urbanisme. Les PAPI comprennent également un volet de travaux sur les ouvrages de gestion hydraulique, mais uniquement s’ils comportent une augmentation du niveau de protection.
4) Les Plans de Submersions Rapides (PSR) concernent tous les autres travaux sur les ouvrages de protection des populations, aussi bien les digues que les cordons dunaires.

Les deux dispositifs sont complémentaires ; ils sont validés par la Commission Mixte Inondations via un processus de labellisation qui conditionne l’autorisation de réaliser les travaux et l’obtention de subventions de la part des partenaires institutionnels.

La Communauté de Communes de l’île de Noirmoutier à l’avant-garde

Sur l’île de Noirmoutier, les travaux de protection face à la mer font déjà l’objet d’une programmation pluriannuelle et s’inscrivent dans une démarche intégrée de surveillance du littoral et de concertation avec les différents acteurs.

Aussi, le Conseil communautaire a décidé très rapidement de solliciter la labellisation de la stratégie pluriannuelle insulaire de protection face au risque de submersion.

Le 12 juillet dernier, le PAPI d’intention de l’île de Noirmoutier a été validé par la Commission Mixte Inondations. La Communauté de Communes est la première collectivité du littoral français à obtenir cette labellisation pour un montant de 1,8 M d’€, qui englobe des actions de prévention, d’information, et d’amélioration de la gestion des crises, ainsi que des études de stabilité sur les ouvrages, une étude de sécurisation sur les berges d’étier et une étude de vulnérabilité sur l’ensemble du territoire. Le PAPI doit être financé à hauteur de 1,2 M € par l’Etat, la Région et le Département, 35% du budget restant à la charge de la Communauté de Communes.

Il ne s’agit que d’une première étape puisque la Communauté de Communes est amenée à élaborer ensuite un PAPI « complet » qui intégrera les résultats des différentes études de vulnérabilité et déterminera les ouvrages à protéger en priorité. Cela permettra d’engager des travaux dès 2012. Un programme de 30 M d’€ sur cinq ans sera présenté à la Commission Mixte Inondations.

Parallèlement, le service mer travaille à l’élaboration d’un PSR, qui permettra de financer les travaux de confortement des ouvrages de protection (digues, perrés, cordons dunaires).

Enfin, les sites sensibles qui ne protègent pas directement des populations mais des espaces naturels remarquables tels que la dune des Eloux feront l’objet d’un examen par la Commission de Gestion du Trait de Cote.

L’ensemble de ces travaux est mené en étroite collaboration avec les services préfectoraux, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL).

Les élus de l’île de Noirmoutier participent également aux travaux du Conseil Général en vue de l’élaboration d’une stratégie départementale en matière de protection face à la mer.

http://www.cdc-iledenoirmoutier.com/

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