Notre rendez-vous du 18 octobre : journée « Plans communaux de sauvegarde »


Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) a été institué par la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004. Il s’inscrit dans le dispositif général d’organisation des secours. Obligatoire pour toute commune soumise à un risque majeur identifié par un plan de prévention des risques naturels (PPRN) approuvé ou par un plan particulier d’intervention (PPI) pour les risques technologiques, il est fortement recommandé pour toutes les autres communes.

L’élaboration du PCS s’inscrit dans une démarche de prise de conscience de l’existence des risques au plan local et de définition de l’organisation communale en temps de crise. Une appropriation la plus large possible de ce plan par les élus, les agents et les habitants de la commune est la condition d’une réponse efficace face aux situations d’urgence pressenties ou pas.

Les catastrophes récentes, qui ont durement frappé des dizaines de communes françaises, montrent la nécessité d’intensifier l’anticipation des évènements graves aux conséquences importantes sur les personnes, les biens et l’environnement ainsi que la solidarité entre les populations et les collectivités locales.

Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) peuvent à cet égard s’impliquer dans la gestion des risques majeurs, en mutualisant les moyens, en accompagnant les collectivités dans la réalisation des PCS, en organisant des exercices de sécurité civile …. Les EPCI ont également la possibilité d’élaborer un plan intercommunal de sauvegarde (PICS), article L731-3 du Code de la sécurité intérieure.

C’est dans ce contexte que l’Association des Maires des Vosges et l’Association Française pour la Prévention des Catastrophes Naturelles (AFPCN) organisent, le 18 octobre 2012, à Épinal au Centre des Congrès, avenue de Saint-Dié, avec le soutien de l’Association nationale des communes pour la Maîtrise des Risques technologiques majeurs (AMARIS) et de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises, une journée sur les Plans Communaux de Sauvegarde : « PCS et la place des EPCI : appropriation et opérationnalité ».

L’objectif de cette journée « de terrain », centrée sur les témoignages des collectivités territoriales, est de mettre l’accent sur les échanges d’expérience et de savoir faire. En effet, si les objectifs des PCS sont globalement partagés par les collectivités, il n’en demeure pas moins que les moyens pour y parvenir sont multiples.

Le programme de la journée s’appuiera sur trois sessions :

– Élaboration et appropriation des PCS.
– Les plans intercommunaux de sauvegarde.
– Les retours d’expérience d’évènements et les exercices : outils d’appropriation et de capitalisation des informations.

Inscription & programme : http://www.afpcn.org/

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Le Pavillon Orange plébiscité par la presse des collectivités territoriales

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Lien vers Localtis : http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250264231680&cid=1250264230211

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La Grande Combe (30), un exercice dans les règles de l’art

La Grand-Combe est une commune située sur le Gardon, à quelques kilomètres au nord d’Alès dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Berceaux de l’exploitation des Mines de charbon des Cévennes, la Grande-Combe comptera dans les années 1960 jusqu’à 17 000 habitants. Aujourd’hui, depuis la cessation des activités des mines, la ville s’est vidée de plus de la moitié ses habitants et atteint aujourd’hui à peine 5 150 habitants.

grande combe vue d'avionSoumise aux alés du Gardon lors de « orages cévenols », au risque sismique, et inscrite dans la zone du Plan Particulier d’Intervention (PPI) du barrage de Sainte-Cécile-d’Andorge), la commune s’est doté depuis plusieurs années de plans de prévention d’alerte et de sauvegarde relatifs à ces risques majeurs. Pour alerter sa population en cas de risque majeur, la commune dispose par ailleurs d’un système téléphonique d’alerte (everyOne d’Orange).

Aussi, dans la continuité de sa politique de prévention des risques et de sécurité civile, la municipalité vient de réaliser un exercice grandeur nature en impliquant les services de secours.

Un effet de surprise digne d’un événement réel

Le secret avait été bien gardé, afin que le Plan communal de sauvegarde (PCS) déclenché mardi matin, puisse se dérouler grandeur nature.

Il pleut très fort sur les Cévennes et la Vallée Longue et, dès 8 h 30, la mairie reçoit de la préfecture un message de vigilance orange, ‘pluies inondations’. Une demi-heure plus tard, la situation s’aggrave, le Gardon occupe tout son lit, nombre de quartiers avec des points bas, sont déjà sous les eaux et la phase pré alerte est activée.

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Le PC de crise est installé en mairie et va gérer toutes les opérations pendant l\’exercice

Une cellule de crise est mise en place en mairie, le personnel est mobilisé. Les pompiers du centre de secours par le capitaine Rouquette, l’adjudant-chef Kubica et le lieutenant Martinez rejoignent les élus, ainsi que les services de gendarmerie.

Le PCS est rythmé par les informations provenant de Prédict-Services au moyen d’un système de Webconférence. Dans la salle du conseil municipal, transformée en PC de crise, le maire assisté par Joseph Perez et Allain Faure, ainsi que les services techniques et Christine Cros, directrice des services, coordonne les opérations au travers de trois cellules, de commandement, de transmission et de logistique, le tout en relation avec la sous-préfecture.

À 11 heures, un premier message à partir de l’automate municipal est envoyé à la population du quartier du Riste. Le niveau de l’eau ne cesse de monter et submerge le quai du 11-Novembre-1918 (Plan 1). Le centre de loisirs Françoise-Dolto à Ribes est ouvert, et transformé en centre d’hébergement.

Des employés municipaux sont dépêchés dans les quartiers afin de faire remonter les informations. Aux alentours de midi, on passe à une étape supérieure (Plan 2), avec le risque de rupture des digues. Vers 14 heures, un deuxième message d’alerte est lancé au Riste où le quartier et ses abords doivent être évacués. A 15 h 30, les précipitations faiblissent et peu après la décrue est amorcée.

Aux alentours de 17 heures, l’heure d’un premier bilan est venue.

Pour Patrick Malavieille, « ce premier exercice grandeur nature a été lourd à gérer, mais on a pu juger de l’efficacité des moyens mis en œuvre dans ce PCS. De plus la motivation n’est pas là même auprès de la population et c’est normal. On ne réagit pas pareil lorsque le Gardon passe par-dessus les parapets. Dans l’ensemble cela a bien fonctionné. Au Riste, 134 personnes ont été recensées, soit 50 %, ce qui n’est pas mal pour un exercice. » D’autres villages devront également actionner leur PCS.

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Mise en place d’un Centre d’Accueil et de Regroupement

PCS hébergementLa Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises vient de publier un document d’information à l’attention des communes sur la mise en place d’un Centre d’Accueil et de Regroupement.

Cette plaquette a pour objet de communiquer des éléments pratiques afin d’organiser et de préparer cette mesure de soutien des populations dans le cadre du plan communal de sauvegarde.

Télécharger la plaquette sur le site du ministère : http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/gestion-risques/planification-orsec/plaquettes-guides/downloadFile/attachedFile_7/CARE.pdf

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