L’ONF s’engage dans la réalisation des PCS pour les communes

En 2008, la Communauté de communes des stations du Mercantour s’est engagée dans une démarche de prévention des risques et elle souhaitaient réaliser un plan communal de sauvegarde (PCS)pour les communes d’Isola, Saint-Etienne-de-Tinée et de Saint-Dalmas-le-Selvage.

Dans le cadre de cette opération, le service RTM des Alpes-Maritimes a ainsi diagnostiqué tous les risques naturels concernant ces trois communes et a précisé leur degré d’intensité. Ce diagnostic a permis d’identifier les écoles, maisons de retraites et autres lieux sensibles exposés et nécessitant une évacuation d’urgence.

Fort de ce préalable indispensable à la définition de l’organisation pour assurer l’alerte, l’information, la protection et le soutien des populations au regard des risques identifiés, le service RTM des Alpes-Maritimes a donc réalisé les plans communaux de sauvegarde des trois communes.

Ce retour d’expérience en matière d’assistance technique à l’anticipation, à la planification et à la préparation d’une crise atteste d’un « nouvel acteur public » de la réalisation des PCS pour les communes.

Autres services proposés par l’ONF : carte des aléas, Plan de Prévention des Risques, Plan de Défense des Forêts Contre les Incendies… permettant la préparation des documents d’urbanismes (Plan Local d’Urbanisme, Schéma de Cohérence Territorial…).

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LOT (46) : la délégation militaire départementale (DMD) aide les Maires

Le 22 septembre dernier (2010) autour du lieutenant-colonel Martel, commandant la délégation militaire départementale du Lot (DMD 46)les élus des communes d’Arcambal, Cajarc, Castelfranc, Escamps, Laroque Des Arcs, Montgesty, Tour De Faure et Vers, se sont réunis dans la mairie de Montgesty pour une troisième réunion relative à la préparation des Plans Communaux de Sauvegarde (PCS).

Le colonel du groupement de gendarmerie du Lot, les commandants des délégations militaires de six départements de la Zone de Défense Sud-ouest, un représentant la DDT46 et une délégué de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN) participaient également à cette réunion de travail.

Cette réunion avait pour objectif d’échanger sur l’avancement dans l’élaboration des PCS et de répondre aux interrogations qui pouvaient subsister dans cette dernière phase de préparation.

Le retour d’expérience du maire de Gigouzac dont la commune a vécu en juin dernier une catastrophe, a apporté à ses collègues des réponses très concrètes.

Au terme de cette séance, plusieurs municipalités se sont déclarées prêtes pour faire un exercice (déclenché sous l’autorité du préfet) afin de tester leurs PCS. Réalisés selon des conditions proches du réel, ces exercices impliqueront des volontaires actifs de chaque commune et s’effectueront en partenariat avec les militaires.

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Finistère (29) : Etat d’avancement des PCS et exposition aux risques majeurs

La tempête Xynthia a poussé le gouvernement à demander un état des lieux de la protection du littoral français. Dans ce contexte, j’ai engagé un tour de France des PCS. Le premier département audité fut le Gard(30). Je vous livre ici, une synthèse du département du Finistère (29).

Le Finistère, premier département en linéaire côtier, se prépare à renforcer la protection des zones sensibles. En effet, le Finistère est le département métropolitain le plus riche en façade littorale avec 1.250km de côtes soit près du quart du linéaire littoral français de métropole.

Les ouvrages de protection contre les intrusions marines sont parfois très anciens, et il a fallu attendre la fin des années 1990 pour la création de plan de prévention des risques submersion marine (pour voir l’état d’avancement des PPRN dans le Finistère : www.bretagne-environnement.org )

Ces plans ont été conçus à partir d’une étude réalisée en 1985 par le Laboratoire de Physique des Océans et la DDE 29. Sept plans de prévention des risques ont été prescrits en1997 et1998 sur la côte sud et approuvés entre 1997 et 2000 entre Penmarc’h et Fouesnant. Quatorze plans ont été prescrits entre 2000 et 2002 et approuvés en 2007 pour la côte nord entre Plouguerneau et Saint-Pol-de-Léon. À la suite de la tempête Xynthia, un état des lieux est en cours et un plan d’action sera réactualisé.

A la suite de la tempête de mars 2008, le Département du Finistère a étudié une extension possible des plans de prévention en fonction de la montée des eaux et des dégâts (notamment à l’île de Sein et à Douarnenez) et croisées ces observations avec une cartographie des zones basses.

>>>>>>>>>>>Des campings en première ligne.
Vingt-six campings, en zone de prévention, sont concernés par des prescriptions particulières, notamment une fermeture en période de forts risques. Une quinzaine d’autres campings pourraient être reclassés dans ces zones basses à risque. L’étude est en cours.

>>>>>>>>>>Renforcer les protections.
Un recensement des systèmes de protection (digues, protections naturelles) est en cours. Ils seront classés selon le nombre de personnes qu’ils protègent.

>>>>>>>>>>Combrit, Sein : des sites particulièrement sensibles
Des mesures de renforcement seront prises dans les secteurs les plus sensibles. Ce sera le cas à Combrit et à l’Ile-Tudy. Le renforcement du cordon dunaire sera fait d’ici l’été. Une digue de sécurité de 600 à 700m sera construite à l’arrière du cordon pour 2011. À l’île de Sein, le confortement de trois digues est aussi programmé pour le printemps 2011. Au nord, le secteur de Guissény sera aussi prioritaire.

>>>>>>>>>Gestion de crise.
Les communes vont être incitées à mettre en place un plan communal de sauvegarde. Cinquante-trois maires concernés par un plan de prévention des risques dans le département ont été réunis en juin dernier dont les 21 concernés par la submersion marine. Sept communes en risque de submersion marine sont déjà pourvues de ces documents qui précisent les modalités d’alerte, d’hébergement, de circulation…On ne connait pas à ce jour l’état d’avancement et de réalisation des PCS.

Une vision globale du risque dans le Finistère (source Insee)
Le Finistère est potentiellement moins exposés aux risques que la moyenne des Français. Sur les 283 communes finistériennes, 75 sont classées à risques naturels ou technologiques. 6 Finistériens sur 10 résident dans une commune classée en risque technologique ou naturel. Les Finistériens sont principalement concernés par les risques d’inondations, de mouvements de terrain et par les risques industriels et nucléaires.

  • Moins de risques majeurs dans le Finistère qu’ailleurs

Le Finistère est globalement moins exposé aux risques majeurs que la Bretagne et la métropole. Alors que moins de 3 communes finistériennes sur 10 peuvent être sujettes à un ou plusieurs risques majeurs naturels ou technologiques, 5 sur 10 le sont en Bretagne, 7 sur 10 en métropole. 59 % des Finistériens résident dans une commune soumise aux risques majeurs, contre 73 % en Bretagne et 86 % pour la France métropolitaine.

  • Les inondations, le risque naturel le plus fréquent dans le Finistère

Les communes du Finistère classées en risque naturel majeur le sont soit au titre des inondations, soit au titre des mouvements de terrain. Sur 53 communes sujettes à au moins un risque naturel, 47 sont exposées aux risques d’inondations et 11 aux risques de mouvements de terrain. Châteaulin, Port-Launay, Quimper, Quimperlé et Pontde- Buis-lès-Quimerch sont sujettes à la fois aux risques d’inondations et de mouvements de terrain.

Si statistiquement, le Finistère est relativement épargné par les risques naturels, il a été marqué par plusieurs catastrophes naturelles durant les deux dernières décennies. La position géographique du Finistère, exposé aux vents d’ouest, la façade maritime importante et un réseau hydrographique dense rendent ce département vulnérable aux tempêtes et inondations. Entre 1983 et 2008, les trois quarts des arrêtés préfectoraux de catastrophes naturelles sont liés aux inondations.

Une commune finistérienne sur trois a fait l’objet d’au moins 4 arrêtés concernant ce risque sur cette période (hors évènement de 1999, où l’ensemble des communes du Finistère sont concernées). Quimperlé, Guipavas et Quimper sont les communes les plus exposées avec plus de 8 arrêtés de catastrophes naturelles entre 1983 et 2008.

Mise à jour : septembre 2010

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Nicolas SARKOZY veut rendre oblogatoire les PCS

Extrait du discours du Président Nicolas SARKOZY devant les acteurs de la chaîne de secours et de solidarité le Mardi 16 mars 2010 lors de son déplacement à La Roche-sur-Yon

Enfin, je veux dire ma conviction, qu’après le 28 février 2010, rien ne doit plus être comme avant en matière de prévention des catastrophes naturelles.

Il faut améliorer les systèmes d’alerte, les rendre encore plus précis et plus performants. Météo France va intégrer sans délai un dispositif de vigilance appelé «vague submersion » dans ses procédures de vigilance météo.

Je souhaite que toutes les communes situées dans des zones à risque disposent d’un plan communal de sauvegarde destiné à anticiper la situation de crise.

La tempête Xynthia soulève la question de la façon dont nous sommes collectivement préparés à faire face aux catastrophes naturelles.

Le plan de prévention des risques, arrêté par le préfet après délibération du conseil municipal, est un outil fondamental de protection des populations. Il s’impose cet outil, le PPR, aux règlements d’urbanisme. Lui seul permet de fixer les règles et les limites nécessaires en matière de construction dans les zones à risque.

Il faut bien dire la vérité : en Charente Maritime comme en Vendée, nous étions en retard. Et ce constat vaut hélas pour l’ensemble du territoire national.

Sur 864 communes exposées au risque de submersion marine en France, 46 disposent d’un plan de prévention approuvé. La situation n’est pas meilleure pour les autres risques, incendies de forêts, risque sismique.
Je vous le dis, mes chers compatriotes, ce n’est plus tolérable.

Nous allons généraliser les plans de prévention de risques. Pour cela il va falloir en finir avec les approches bureaucratiques et les manœuvres dilatoires.Trop de temps ont été perdus. On ne peut pas continuer ainsi et laisser quelques individus bloquer des procédures vitales pour nos concitoyens. Le bon sens a depuis trop longtemps déserté cette question, pourtant cruciale, de la gestion des risques naturels. Et au bout du compte, a été perdu de vue l’intérêt général.
Ce qui est en jeu c’est la vie humaine. J’entends remettre de l’ordre dans notre politique de prévention et de gestion des risques.

Nous allons considérablement accélérer le déploiement sur le territoire des plans de prévention des risques.
Nous ne pouvons plus attendre des années pour que ceux-ci soient mis en place. Souvenons nous que les plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) ont été créés par la loi du 2 février 1995.
Qu’on ne vienne pas me dire que ce n’est pas possible, que les procédures sont compliquées, qu’il faut allonger la concertation… Cela fait 15 ans que cela dure. Notre objectif est simple, je vous l’annonce : dans trois ans, toutes les communes situées dans des zones à risques seront couvertes par un plan de prévention.

Des instructions seront données par le ministre de l’Intérieur aux préfets. L’Etat prendra ses responsabilités. La décentralisation est un formidable acquis, mais elle ne s’effectuera pas au détriment de la sécurité de nos compatriotes. Mieux protéger nos compatriotes en renforçant les pouvoirs du représentant de l’Etat, c’est aussi mieux protéger nos élus.

Je demande à Jean-Louis Borloo et Brice Hortefeux, de veiller personnellement à ce que les évolutions législatives nécessaires soient prises pour simplifier et accélérer les procédures d’élaboration des PPR. Le préfet doit être en mesure de faire prévaloir les impératifs de sécurité des populations sur toute autre considération.

Lire le discours dans son intégralité :
http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2010/discours-devant-les-acteurs-de-la-chaine-de.8148.html

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