SONEL : un système visant à comprendre les variations à long terme du niveau des mers

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Mesure du niveau de la mer : l’expertise reconnue du SHOM

Le SHOM exerce les attributions de l’Etat en matière d’hydrographie générale au bénéfice de tous les usagers de la mer conformément aux obligations internationales de la France, définies notamment par la convention internationale SOLAS pour la sauvegarde de la vie humaine en mer et par la convention des Nations unies sur le droit de la mer. Elles s’appliquent en assurant le recueil, l’archivage et la diffusion des informations officielles nécessaires à la navigation maritime.

Ainsi, fort de son savoir-faire en matière d’observation des hauteurs d’eau, le SHOM est systématiquement impliqué dans la contribution française au développement des systèmes d’alertes de chaque bassin océanique. En métropole, le SHOM est sollicité par le CEA dans le cadre de la mise en place du centre national d’alerte aux tsunamis (CENALT) pour la Méditerranée et l’Atlantique nord-est, ouvert depuis le 1 juillet 2012 (articlel ci-dessous). A ce titre, cinq nouveaux marégraphes ont été installés en Méditerranée où le risque est le plus significatif, et l’ensemble du réseau marégraphique du SHOM (33 stations RONIM en métropole) a été modernisé pour transmettre les données en temps réel vers le CENALT.

SHOM_submersionPar ailleurs, l’expertise du SHOM dans les domaines de l’hydrographie, de la sédimentologie et de l’acoustique sous-marines a été mobilisée pour participer aux travaux initiés par la direction générale de la prévention des risques (DGPR) sur des études relatives aux niveaux extrêmes historiques et statistiques, ainsi que les prévisions côtières dans le cadre des plans submersions rapides et de la vigilance vagues-submersions, ou encore la contribution à la mise à jour des guides de rédaction des plans de prévention des risques littoraux. La participation du SHOM à ces actions s’avère capitale auprès des élus et responsables publics qui gardent en mémoire les conséquences du passage de la tempête Xynthia.

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Nouvelle alerte « vague submersion marine »

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Jean-Paul Kihl, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises et François Jacq, président-directeur général de Météo-France ont présenté le 21 octobre 2011 la vigilance vagues-submersion.

Un nouveau pictogramme lors des alertes météorologiques

Décrétée comme axe prioritaire du plan de prévention des submersions marines et des crues rapides, dit plan digues à la suite de la tempête Xynthia de février 2010, cette amélioration de la vigilance météorologique est destinée à attirer l’attention sur la possibilité d’occurrence des phénomènes « fortes vagues – submersions marines » en fonction de leur intensité. Ainsi, l’établissement public Météo-France qui exerce les attributions de l’Etat en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens et, à cette fin, produit, deux fois par jour, une carte de vigilance météorologique, introduira dorénavant un nouveau pictogramme lors des alertes météorologiques de tempête. Jusqu’à présent, les avis de très fortes vagues – ATFV- étaient diffusés uniquement aux autorités et s’adressent à un public averti. Maintenant, le citoyen que l’on désigne comme acteur de sa sécurité dans la loi de modernisation aura, lui aussi, l’information en cas d’arrivée d’un risque.

En cas de vigilance vagues-submersion.

Sur la carte de vigilance, une bande de couleur sera matérialisée sur la côte de tous les départements concernés. De plus, le pictogramme vagues-submersion sera affiché sur le littoral de ces départements.

Pour accéder au bulletin décrivant l’évolution du phénomène vagues-submersion et les conseils pour se protéger, il suffit de cliquer sur la zone littorale colorée des départements concernés.Un lien vers le site du Shom, le Service hydrographique et océanographique de la marine, permet en complément aux internautes de connaître les horaires et coefficients de marée.

Une carte qui prend en compte trois phénomènes simultanés : la marée, la surcote et les vagues

Après la carte pour les risques hydrologiques (dit risques de crues) développée avec le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SCHAPI) et la carte pour le risque canicule développée avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), arrive, près de 20 mois après Xynthia, une autre carte vigilance de météo France qui ajoute l’aléa « vagues et submersion». Cette carte a été développée en partenariat avec le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) afin de tenir compte de trois phénomènes simultanés : la marée, la surcote et les vagues. En dix ans, Météo France aura lancé neuf vigilances et renforcer ainsi la protection des populations.

Cette vigilance « vagues-submersion » vient donc compléter un dispositif bien connu du grand public. Canicule, grand froid, vent fort, inondation, orages

L’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques

Comme le redéfini la nouvelle circulaire interministérielle (Intérieur, Ecologie), l’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques est multiple:
– donner aux autorités à l’échelon national, zonal, départemental et communal les moyens d’anticiper, par une annonce plus précoce, une situation difficile;
– donner, aux Préfets et aux services déconcentrés, ainsi qu’aux maires, les outils de prévision et de suivi permettant de préparer et de gérer une telle crise;
– assurer simultanément l’information la plus large possible des médias et de la population en diffusant des conseils et des consignes de comportement adaptés à la situation.

Les servives « météo » des grands médias télévisés ont d’ailleurs été formés à cette nouvelle alerte « vague submersion marine » comme nous l’a confirmé le nouveau présentateur de France 2, Philippe Verdier, lors du Forum international de la météo organisé par la société Française de météorologie.

60 % des Français prennent conscience des risques avec carte de vigilance météorologique

Si 90 % de la population déclare connaître la carte de vigilance élaborée par Météo France, les demandes de mise en vigilance des annonces des prévisions météo sont pour plus de 60% des citoyens, le moment qui ravive pour eux le souvenir des phénomènes climatiques extrêmes comme Xynthia ou Klaus (résultat de l’enquête sur la perception de xynthia menée en juin dernier par l’Académie de l’eau). Dans le même temps seuls 68 % des personnes interrogées appliquent les consignes de comportement associées en cas de vigilance orange ou rouge.

Ces vigilances météorologiques renforcent donc la conscience du grand public face au risque, et à partir du moment où nous sommes conscients, en éveil, nous sommes plus à même de réagir face aux événements. C’est pourquoi, le dispositif s’accompagne de consignes de comportements adaptées qui facilitent, pour les services de l’Etat et les collectivités concernés, l’organisation de l’alerte à partir de la vigilance.

Site de météo France :

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Nouvelle circulaire interministerielle relative à la procedure de vigilance et d’alerte meteorologiques

Une nouvelle circulaire interministérielle (Intérieur, Ecologie) vient redéfinir la procédure de mise en vigilance météorologique sur le territoire métropolitain ainsi que son articulation avec l’alerte des autorités et, plus généralement, les dispositifs de sécurité civile. Elle abroge et remplace la circulaire du 15 octobre 2007 et ne s’applique qu’à la métropole. Elle ne concerne donc pas les alertes cycloniques et les dispositifs de vigilance des départements et collectivités d’outre-mer.

Son objet est d’exposer aux préfets les dispositions de gestion de crise à prendre lorsque des événements météorologiques, hydrologiques ou des phénomènes de submersion marine dangereux interviennent et peuvent avoir des conséquences graves sur la sécurité des populations et sur l’activité économique de la région touchée. Les dispositions à prendre s’appuient sur «le double principe de l’anticipation et de la réactivité».

L’établissement public Météo-France exerce les attributions de l’Etat en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens et, à cette fin, produit, deux fois par jour, une carte de vigilance météorologique destinée à attirer l’attention sur la possibilité d’occurrence de tels phénomènes en fonction de leur intensité, pour les 24 heures à venir. Le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SCHAPI) intervient dans l’élaboration de cette carte pour les risques hydrologiques, l’Institut de veille sanitaire (InVS) pour le risque canicule, le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) pour le risque vagues submersion.

L’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques est multiple:
– donner aux autorités à l’échelon national, zonal, départemental et communal les moyens d’anticiper, par une annonce plus précoce, une situation difficile;
– donner, à vous-mêmes et aux services déconcentrés, ainsi qu’aux maires, les outils de prévision et de suivi permettant de préparer et de gérer une telle crise;
– assurer simultanément l’information la plus large possible des médias et de la population en diffusant des conseils et des consignes de comportement adaptés à la situation.

La circulaire rappelle que «la procédure repose sur une attitude de vigilance qui doit être partagée par l’ensemble des acteurs et donc par les maires et les présidents des conseils généraux: c’est la raison pour laquelle tous les acteurs de la crise et le grand public ont accès directement et simultanément à la carte de vigilance de Météo-France En outre, l’information est largement diffusée par Météo-France auprès des médias nationaux et régionaux, voire locaux, et elle doit être également relayée par vos services auprès des médias régionaux et locaux en situation orange et rouge».

L’ensemble de la procédure est décrit par la circulaire et par le référentiel technique qui lui est annexé : http://www.circulaires.gouv.fr/pdf/2011/10/cir_33875.pdf

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