Toulouse investit 44 millions d’€ pour mieux protéger 100 000 toulousains des inondations

Dans le cadre de son plan de prévention du risque d’inondation (PPRI), adopté en janvier 2012, la ville de Toulouse vient d’engager des grands travaux de modernisation de son système de gestion des eaux pluviales, vannes et puits qui devraient se monter à quelques 44 millions d’euros.
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(Reportage de Gilles Souillés de la Dépêche) L’objectif du chantier est de renforcer cet ouvrage, achevé dans sa configuration actuelle à la fin des années 60, et de moderniser le système de gestion des eaux pluviales, vannes et puits. Les travaux de l’avenue de Muret et de Port-Garaud font partie de la première phase du chantier engagée avec la réfection de la digue en terre de Langlade, terminée en juillet 2012.

Un investissement important puisque cette première tranche coûte déjà 21 millions d’euros, auxquels se rajouteront 23 millions pour la deuxième phase de rénovation des digues de Toulouse. Depuis le début des études, ce prix a presque triplé. D’abord estimé à 16,6 millions d’euros (diagnostic de 2005), il s’établira donc à 44 millions (études de 2011).

Une facture payée pour moitié par l’État et la Ville de Toulouse, qui ont signé, en 2011, une convention commune, au terme de laquelle, en 2016, la mairie deviendra propriétaire des digues et surtout responsable de leur entretien.

L’enjeu est de taille. 50 000 Toulousains sont, aujourd’hui, protégés par les digues et directement concernés par les risques de crues. Ce chiffre monte à 100 000 si l’on inclut les actifs (bureaux, commerces) présents sur leur lieu de travail en journée.

Le plan de prévention du risque d’inondation (PPRI), qui a été adopté en janvier 2012, après 10 ans d’études, s’impose désormais en matière d’urbanisme, notamment de constructibilité ou de préservation du bâti. Dans les zones inondables concernées, promoteurs, notaires, agents immobiliers, propriétaires seront tenus d’informer clients ou locataires. Le PPRI permet aussi de définir les niveaux de refuge et les lieux de protection en cas de montée des eaux et une meilleure information des riverains.

Le préfet de Haute-Garonne, Pascal Mailhos, et Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, ont d’ailleurs fait un premier état des lieux de ces grands travaux qui prendront fin à la fin de l’année, en promenant ce mardi 26 mai 2015, le long du chantier de rénovation de la digue de la Garonne entre Fer-à-Cheval et Croix-de-Pierre.

Sur la même thématique : Le maire de Toulouse approuve le plan communal de sauvegarde de la ville

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Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

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