Un mois après les inondations du haut Comminges, où en est la reconstruction

Voici un mois que le haut Comminges a subi la plus importante catastrophe de son histoire. La première phase, celle de l’urgence, a permis de faire qu’il n’y ait pas de victime lors de cette crue, et c’est certainement là le point le plus important. La deuxième phase a été celle de la solidarité : pour que personne ne soit à la rue tout d’abord, pour remédier aux besoins de ceux qui ont tout perdu ensuite, pour tout remettre en état immédiatement. Aujourd’hui la troisième phase se poursuit, celle de la reconstruction et de la résolution des problèmes financiers concrets.

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Luchon La cité thermale relève la tête

Un mois après les inondations du 18 juin dernier, la cité thermale relève la tête. La plupart des infrastructures touristiques fonctionnent à nouveau normalement. Situé à l’entrée de Luchon, le centre équestre, partiellement détruit par la Pique, est en travaux et sera en mesure d’accueillir petits cavaliers et amateurs de promenade dès lundi. «C’est un signe fort pour nos visiteurs, explique Louis Ferré, le maire de Luchon. C’est le premier outil touristique que l’on voit en arrivant à Luchon, il était important qu’il redevienne rapidement opérationnel.» Le tennis, le golf, le fronton, fonctionnent tout à fait normalement. Dans les rues de la cité thermale, seules certaines zones, situées en bord de Pique, portent encore quelques stigmates de l’inondation.

Dans le canton, reste le problème de la fermeture de la route de Superbagnères, qui prive les vacanciers de l’accès à la Vallée du Lys et à l’Hospice de France. Un accès qui devrait être libéré à compter du 1er août, une véritable bouffée d’oxygène pour tous les professionnels du tourisme dont les affaires sont situées sur cette route. Enfin, l’accès à la station de Peyragudes par le village de Gouaux de Larboust a lui aussi été interrompu hier par les services du conseil général en raison de risques d’éboulement.

Saint-Béat Entre doute et espoir

Hervé Péréfarrès a perdu 9 kilos en un mois. Un régime dont le maire de Sain-Béat se serait bien passé depuis le 18 juin. Hier, même si le village avait retrouvé une allure estivale, le maire était toujours au charbon : «Chaque matin, depuis un mois, un nouveau souci se présente. Nous sommes toujours dans l’urgence mais il faut aussi gérer le quotidien». Après le contrecoup, l’état d’esprit reste positif : «Les gens veulent continuer à vivre. Ici, tout le monde est entre doute et espoir, même si ces derniers jours nous avons renoué avec le nettoyage des boues pour les dernières maisons».

Hervé Péréffares sait que sa commune, économiquement, a été sinistrée à 100 %. Il lui en faut davantage pour baisser les bras. 17 maisons sont en péril, dont «2 cas particuliers» et 7 qui ne sont pas habitables tant que les travaux de consolidation ne sont pas effectués. Les campings comptaient une population presque sédentaire et fidèle depuis des décennies qui doublait presque celle du village. Là aussi, il y a urgence à rebâtir.

La vie reprend son cours petit à petit. La Poste s’est installée dans un nouveau bâtiment. La pharmacie et le cabinet médical sont provisoirement installés au collège. L’épicerie «Casino» devrait rouvrir.

«Pour l’avenir, poursuit le maire, il faut penser l’aménagement du territoire à toutes les échelles, du local au cantonal». Le conseil général, Bertrand Auban est pragmatique : «Saint-Béat ne pouvait être plus bas, la marge de progression est énorme. Il faut aujourd’hui définir ce qui est possible». C’est là le challenge d’Hervé Peréfarrès.

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Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

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